FINANCEMENT DE L’ETAT

 

La Banque Centrale gère le compte-courant du Trésor National et peut exceptionnellement consentir à l’Etat des concours financiers. Les conditions mises à de telles interventions restent toutefois très précises et sont strictement limitatives.

Cette prudence du législateur, soucieux d'éviter la dérive de financements monétaires du Trésor inconsidérés, a sans nul doute puissamment contribué jusqu'alors à maintenir la confiance placée dans le Franc-Djibouti.

Quelles qu'aient pu être les circonstances, la couverture du Franc-Djibouti par des dépôts en devises est effet toujours restée largement assurée.

 

Compte-courant du Trésor National

Ce compte courant ouvert dans les livres de la Banque Centrale enregistre l’ensemble des opérations courantes du Gouvernement :

- prélèvements des espèces destinées aux Comptables Publics ;

- encaissements des chèques détenus par le Trésor ;

- recouvrements des traites ou autres effets souscrits par, ou tirés sur, les assujettis ;

- acheminement de virements interbancaires émis en couverture de la dette publique intérieure (traitements, règlement de subventions, factures, etc.) ;

- exécution des transferts de fonds en direction de l’étranger ;

- gestion des Certificats de Dépôts du Trésor National, etc.

 

Concours au Trésor National

Les concours de la Banque Centrale au Trésor National sont strictement réglementés. La Banque Centrale ne peut pas en effet accorder des crédits à l’Etat sans y avoir été invitée et expressément autorisée par la loi.

Les prêts et les avances consentis dans ces conditions doivent en outre faire l’objet d’une convention particulière de financement entre l’Etat et la Banque Centrale.