Avis d'Appel d'Offres National

Activité économique

L’activité économique connaît une nette progression, selon le ministère de l’Economie et des Finances
2011-10-25 ADI

Pour l’année 2010, la croissance de l’activité économique, sur la base des dernières estimations, est ressortie à 3.5%, contre 5.0% en 2009, sous l’effet de la contraction aussi bien des investissements publics que des investissements privés en partie imputable à la crise financière de Dubaï, à la fin de certains grands projets publics notamment en matière d’infrastructures routières.

De même, la baisse de l’activité de transbordement et le ralentissement du commerce avec l’Ethiopie ont eu des répercussions négatives sur la dynamique de la croissance économique en 2010.

Toutefois, selon l’analyse du rapport du ministère de l’Economie et des Finances, la structure de l’économie djiboutienne ne s’est pas modifiée au cours de ces dernières années. Même si la contribution sectorielle au PIB demeurait « légère ».

Chiffre à l’appui, la production de l’industrie, estimée à 2.35 % en 2005, monte à 2.57% en 2010. Dans le domaine du commerce et du tourisme, on passe de 14.89 % en 2005 à 17.93 % en 2010. Le secteur de transports et de communications connaissent une évolution de 23.98 % en 2005 contre 25.71 % en 2010.

Cependant, en dépit de tout cela, force est de constater que le secteur réel de l'économie djiboutienne est en plein essor.

En effet, la croissance réelle du PIB est estimée à environ 3.5% entre les deux années (2009 / 2010), caractérisée par la production agricole en hausse de 79%, le secteur des bâtiments et travaux publics (+12%), ainsi que le secteur des télécommunications qui est en nette progression (+22%) et, enfin, la branche Eau et Electricité en hausse respectivement de +3.5% et de 8.7%.

Quant au secteur primaire, qui englobe l’agriculture, l’élevage et la pêche, il contribue très peu dans la formation du PIB puisqu’il ne représente que 3.17% du PIB en 2010.

Par ailleurs, on note une baisse tendancielle des taux d’investissements dans la création des emplois, aussi bien dans le privé que dans le publique.

L’évolution de la FBCF, ou formation brute de capital fixe, enregistre dans le secteur privé des taux déplorables de 32.9 % en 2008, 18.3 % en 2009 et 9.0 % en 2010. Concernant le secteur public, on observe plutôt une tendance moins grave avec 13.8 % en 2008, 17.2 % en 2009 et 11.7 % en 2010. MAAS