IGAD/BAD

IGAD/BAD Valoriser le capital humain pour relever les défis de demain
2012-09-11 La Nation n°176

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La première réunion de concertation des pays membres de l’IGAD et de la Banque Africaine de développement sur l’importance du capital humain s’est ouverte hier au Djibouti Palace Kempinski. La valorisation des ressources humaines de notre continent fut au centre des débats de cette réunion dont les travaux ont été lancés par le Premier ministre, Dileita Mohamed Dileita. Pour la première fois depuis sa création en août 1963 à Khartoum, la Banque Africaine de Développement, principale institution du continent noir, vient d’élaborer un document cadre d’investissement du capital humain en Afrique.

C’est en effet ce document intitulé « Un milliard de possibilités de développer le capital humain pour une croissance inclusive » qui a été hier au centre des débats entre les participants de cette importante réunion organisée conjointement par l’IGAD et la BAD.

Présidée par le Premier ministre Dileita Mohamed Dileita, la rencontre a regroupé, outre le secrétaire exécutif de l’IGAD Mahboub Maalin, plusieurs représentants de cette institution et d’organisations internationales.

Cette réunion de concertation a été marquée notamment par l’hommage de tous les intervenants au défunt Premier ministre éthiopien Mélès Zenawi à la mémoire duquel une minute de silence a été observée.

Il s’agit de la première fois qu’une session centrée sur les ressources humaines réunit autant de délégations des pays de la région.

Un premier constat a donc été établi : l’Afrique possède une réelle richesse, son capital humain.

Mais pour en tirer profit, plusieurs défis devront être relevés.

D’ou le but de la réunion de concertation d’hier qui vise notamment à recueillir et intégrer les analyses pertinentes des experts des Etats membres de l’IGAD et de la communauté économiques des pays de l’Afrique de l’Est conviés à prendre part à ce processus consultatif qui devrait sans nul doute déboucher sur un mécanisme et un cadre de coordination et de mise en œuvre des stratégies à moyen et long terme de la BAD en matière de développement du capital humain du continent.

Le document en question devrait également permettre de mettre l’accent sur les domaines dans lesquels la BAD peut tirer profit de ses avantages comparatifs pour réagir rapidement aux nouveaux défis de l’Afrique.

En déterminant pour ce faire des domaines clés pour de meilleurs investissements, tels que l’éducation, la nutrition, la santé, les sciences et technologies ainsi que diverses mesures de protection sociales telles que la création d’un environnement favorable à la création d’emplois.

En effet, l’Afrique a le capital humain le plus élevé au monde, mais plusieurs difficultés d’ordre économique constituent en réalité de véritables freins à son développement.

Dans un bref point de presse, le ministre de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle, M Moussa Mohamed Hassan a en effet déclaré qu’aucun pays ne pouvait postuler à un réel développement sans éducation.

« Il faut orienter les jeunes dans des secteurs créateurs d’emplois .

Et la formation reste le socle du développement de notre continent.

Un pays compétitif sur le plan international est un pays qui peut compter sur ses jeunes car le chômage représente un risque social non seulement pour tous ceux concernés mais également pour l’évolution du pays », a-t-il précisé.

D’où la vision de la BAD de doter le continent du capital humain nécessaire pour construire et préserver des économies dynamiques et compétitives capables de réduire la pauvreté et d’assurer des taux de croissance élevés sur le long terme.

Extrait Discours du Premier ministre Dileita Mohamed Dileita lors de l’ouverture de la réunion de concertation de la Banque Africaine sur le développement du capital humain au Djibouti Palace Kempinsky.

« Le capital humain doit être le sujet principal de nos préoccupations”

Pour ce qui concerne la république de Djibouti, le gouvernement s’est engagé dans cette lourde tache depuis de très nombreuses années sous l’impulsion du président ISMAIL OMAR Guelleh.

La valorisation du capital humain de la république de Djibouti fait partie de la priorité sans cesse renouvelée de son gouvernement.

La mise en valeur de notre capital humain, est à nos yeux, la seule manière d’assurer un développement pérenne, car elle met en valeur notre jeunesse, qui est l’avenir même de notre pays.

Ainsi l’initiative de la banque africaine de développement doit être saluée avec le plus grand intérêt, car elle va permettre tout d’abord de renforcer les initiatives nationales, ne serait-ce que du fait de la synergie des efforts entrepris par chacun de nous.

Mais elle va permettre aussi d’utiliser au mieux les compétences de chacun de nos pays et d’en faire bénéficier tous les Etats de l’IGAD.

Les initiatives nationales et internationales en seront ainsi valorisées pour le meilleur profit de tous nos Etats.

La mise en commun de nos efforts ne s’arrêtera pas à cet aspect, déjà très important, du développement durable de notre capital humain.

Par cette mise en commun de l’action de chacun de nos Etats dans la valorisation du capital humain, l’union entre les pays de l’IGAD en sera encore renforcée, et cette fois avec la participation de notre jeunesse, donc avec les meilleures perspectives d’avenir.

C’est en fait la paix dans la région qui sera renforcée.

Or nous savons tous que le facteur clé du développement est la paix.

Il me parait donc très important d’attirer l’attention de tous les bailleurs de fonds, régionaux et nationaux, sur cette initiative de la banque africaine de développement, plus particulièrement dans les pays membres de l’IGAD.

C est donc de tout cœur que je remercie la banque africaine de développement, mais également tous les participants des pays amis, et tous ceux qui vont travailler au succès de cet important projet.

Je souhaite une pleine réussite à tous vos travaux, ici maintenant, mais également plus tard dans le suivi de vos engagement, afin que tous nos espoirs pour notre jeunesse ne soient pas vains ».