MEFIP/BRED

Des opérateurs privés français en visite à Djibouti
2012-09-11 La Nation n°176

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Une délégation d’hommes d’affaires français conduite par un responsable de la BRED a été reçue hier par le ministre de l’Economie et des Finances. La rencontre a eu lieu dans la salle de réunion du MEFIP en présence notamment de M. Ould Amar Yahya, administrateur directeur général de la BCI MR et de M.Ali Abayazid Moussa, son adjoint à la tête de la première banque du pays en termes de parts de marché. Cette première rencontre fut l’occasion pour le ministre de l’Economie, Ilyas Moussa Dawaleh, de vanter les avantages comparatifs de Djibouti comme place commerciale et les opportunités d’investissements qu’offre le pays. Compte-rendu.

Le tandem Ould Amar Yahya-Ali Abayazid Moussa, à la tête de la BCI-MR a introduit hier des banquiers issus des sphères de décision de la maison mère, la BRED, et plusieurs autres opérateurs privés français auprès du ministre de l’Economie et des Finances, Ilyas Moussa Dawaleh, et du ministre délégué au Budget, Amareh Ali Saïd.

La rencontre s’est déroulée dans la salle de réunion du MEFIP en présence du secrétaire général Simon Mibrathu.

Le plus extraverti des visiteurs, en l’occurrence Emmanuel Lemoigne, directeur du département des entreprises à la BRED, s’est chargé de décliner les identités et les fonctions respectives de ses collègues, femmes et d’hommes d’affaires en provenance de Paris qui étaient assis de part et d’autre de la table ronde.

Après les présentations, place au mot de bienvenue de l’hôte du jour.

Sans tarder, le ministre de l’Economie et des Finances est rentré dans le vif du sujet.

Avec un sens de l’humour certain puisqu’il s’est félicité du regain d’intérêt de ses interlocuteurs français pour la destination Djibouti.

Traduction : cela change de l’attentisme d’hier des milieux d’affaires de l’Hexagone vis-à-vis des réelles opportunités d’investissements qu’offre le pays avec lequel le leur partage la langue de Molière.

Sans oublier, faut-il ajouter, les liens séculiers les unissant.

Outre cette petite pique humoristique, M. Ilyas Moussa Dawaleh a évoqué les acquis et défis de la nouvelle donne géostratégique et géoéconomique prévalant depuis plus d’une décennie en République de Djibouti.

D’abord, les grands agrégats, fort solides au demeurant, qui augurent d’une croissance soutenue de l’économie nationale.

De son devenir aussi qui s’inscrit résolument dans la double optique de l’intégration régionale et de l’ouverture au monde extérieur.

Ensuite, les choix d’avenir de la vision prospective, intitulée "Djibouti 2035", qui stipulent de donner au pays les moyens de ses ambitions pour jouer pleinement son rôle de "hub" régional dans le commerce régional, continental et mondial.

A cet effet, le ministre Ilyas Moussa Dawaleh a relevé les atouts de Djibouti en matière de transport multimodal.

Tels les avantages comparatifs des ports de Djibouti et de Doraleh, de l’aéroport d’Ambouli, des stations d’atterrissement d’inforoutes sous marines qui restent des moteurs de la croissance nationale.

Le ministre a par ailleurs soulevé divers projets d’envergure comme le futur pipeline pétrolier allant des champs pétrolifères du Sud Soudan jusqu’à Djibouti en passant par l’Ethiopie, le développement des énergies propres et renouvelables, notamment la géothermie et l’éolienne, la mise en place d’industries légères et la valorisation du potentiel touristique.

Autant de rêves que les Djiboutiens veulent réaliser avec les investisseurs du reste du monde, y compris français.