Avis d'Appel d'Offres National

Developpement

Notre pays a connu une croissance économique dynamique et soutenue au cours de ces cinq dernières années, selon un rapport publié par le ministère de l’Economie et des Finannces
2012-10-25 ADI

Le ministère de l’Economie et des Finances vient de faire paraître un rapport d’une centaine de pages ayant pour thème "la contribution du budget de l’Etat à la lutte contra la pauvreté".

En brossant la situation économique et sociale de notre pays, le ministre de tutelle, M. Ilyas Moussa Dawaleh, a mis en exergue – dans le mots d’introduction qu’il lui est accordé dans le bulletin – que « l’économie djiboutienne a connu au cours de ces cinq dernières années une croissance dynamique et soutenue », avant de reconnaître toutefois que « la croissance du PIB a marqué un ralentissement avec des taux de croissance respectifs de 5 % et 3,5% contre 5,8% en 2008 en 2009 et 2010. »

Cette situation s’explique, selon lui, du fait de la crise économique à l’échelle mondiale.

Le ministre a indiqué par ailleurs que cette performance a été rendue possible grâce aux importantes réformes structurelles et réglementaires engagées et à l’afflux des investissements directs étrangers.

Cela s’est traduit notamment par une amélioration du portefeuille des investissements publics (infrastructures routières et sociales) a été également un facteur déterminant.

Evoquant la hausse des prix des matières premières et des produits alimentaires, M. Ilyas Moussa Dawaleh a précisé que face à cette situation, « l’Etat a pris des mesures d’ordre fiscal et budgétaire pour atténuer l’effet de la hausse des prix des produits de consommation sur les conditions de vie des populations.

En terme de création d’emplois, il a affirmé qu’en 2010, « l’économie nationale a généré la création de 2473 nouveaux emplois dont 1254 emplois dans le secteur public et 1219 emplois dans le secteur privé ».

Selon le ministre de l’Economie « la mise en œuvre d’une politique budgétaire vertueuse a permis de soutenir les actions de développement de l’Initiative Nationale pour le Développement Social (INDS) ».

Et d’ajouter : « Au plan social, la thématique analysée a permis de mettre en lumière que le budget de l’Etat reste orienté pro-pauvre en permettant au plus grand nombre de personnes d’avoir accès aux services sociaux de base dans des conditions somme toute satisfaisantes ».

M. Ilyas Moussa Dawaleh a indiqué cette approche sera renforcée pour plus d’efficacité dans la gestion budgétaire à travers la priorisation des investissements publics pour plus de résultats sur le terrain, la rigueur et la discipline dans la gestion budgétaire et la mise en place d’une politique de ciblage des couches vulnérables pour plus d’efficacité dans la lutte contre la pauvreté.

Restant convaincu que la promotion du secteur privé permettra de maintenir l’économie sur le sentier de la croissance économique afin qu’elle soit génératrice avec plus d’emplois pour la population, M. Ilyas Moussa Dawaleh détermine que « la simplification du tissus fiscal sera poursuivie et améliorée et une place de choix sera accordée au secteur privé. Une politique de diversification de l’économie (primaire, industrie et petits métiers, etc.) s’impose » a-t-il incité.

Par ailleurs, sur le plan régional, l'objectif premier est quand même de poursuivre à positionner Djibouti comme une véritable place tournante de l’économie régionale.

« La constitution d’une zone d’intégration économique est une source de croissance économique par le libre échange qu’elle instaure. Cela peut être profitable aux consommateurs, en stimulant la concurrence, pour faire pression sur les prix à la baisse et favoriser l’innovation. Il faut noter que l’Afrique de l’Est est un vaste marché qui peut permettre aux différents pays de réaliser des économies d’échelle », a fait savoir le grand argentier de Djibouti.

Enfin, le ministre de l’Economie et des Finances a fait savoir que le gouvernement travaillera à établir des cadres de coopérations gagnant-gagant avec les pays de la sous-région afin, selon lui, d’optimiser l’utilisation des infrastructures économiques telles que le port, l’aéroport, les routes et les chemins de fer.