Avis d'Appel d'Offres National

Entreprise

Groupe Al Amoudi La responsabilité sociétale des entreprises Une culture "maison"
2012-10-28 La Nation n°210

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En sa qualité de mandataire, le juriste et polyglotte François Louis Meynot est revenu au gré de notre entretien de mardi dernier dans les locaux de la SDTV sur l’essence même et la portée des actions sociales de ce fleuron national et de son concessionnaire privé. Des défis aussi que le bras financier de ce dernier, en l’occurrence le fonds charitable Al Amoudi, envisage de relever à l’avenir au bénéfice exclusif des dockers, de leurs épouses et progénitures respectives. Compte rendu d’une rencontre riche d’enseignements sur la responsabilité sociétale qui est dévolue au monde des entreprises ici et partout ailleurs.

D’allure alerte, François Louis Meynot nous a reçus mardi dernier dans son bureau au siège de la société djiboutienne du terminal vraquier(SDTV), sis au port de Djibouti.

L’homme est un juriste de formation. Il est avocat à la Cour et professeur associé à la faculté de droit de l’Université de Montpellier en France.

Il est aussi le mandataire du fonds charitable Al Amoudi en République de Djibouti.

Après quelques mots de bienvenue, nôtre hôte du jour est vite rentré dans le vif du sujet lors de notre entretien en présence de la communicante Saussane Souleimane Djama et du financier Franco Palandri de la SDTV.

Me Meynot a d’emblée assouvi notre curiosité journalistique sur la genèse du fonds charitable Al Amoudi.

Elle remonte au tout début de l’attribution de la concession du terminal vraquier au groupe Al Amoudi selon les confidences de notre interlocuteur.

"Quand on a négocié les modalités du projet avec le gouvernement djiboutien, le Président de la République l’a assorti d’un volet social pour pallier au plan d’éventuelles suppressions d’emplois en période de vaches maigres" nous a-t-il indiqué en substance.

Faits non avérés, en revanche, puisque les statistiques disponibles de la SDTV font état aujourd’hui de plus de 15.000 journées dockers par mois.

Autrement dit, le concessionnaire privé de ce fleuron national emploie mensuellement 15.000 dockers journaliers.

Lesquels ont été les chevilles ouvrières du pic de déchargement de 12.000 tonnes par jour en 2012, en deçà du record de 15.000 tonnes par jour de l’exercice 2011.

Autant de chiffres résument assez le degré de mécanisation du terminal vraquier.

Le constat a par la suite nourri nos discussions avec le polyglotte François Louis Meynot autour du concept de responsabilité sociétale dévolue au monde des entreprises ici et partout ailleurs.

Dans le cas de la SDTV, le fonds charitable Al Amoudi en est le bras financier avec une dotation initiale de 100.000 dollars américains de la part du Sheick Mohamed Hussein Al Amoudi.

Mieux, l’homme d’affaires et concessionnaire privé du terminal vraquier a alloué le reversement de 0,25 dollars par tonne déchargée au financement de ce fonds charitable éponyme comme l’a martelé avec insistance le mandataire François Louis Meynot.

Autre remarque de taille : le fonds charitable Al Amoudi a levé une manne de 1.500.000 dollars américains en trois ans pour financer la zakat et les œuvres sociales au bénéfice exclusif des dockers, de leurs conjointes et progénitures respectives.

Les unes sont la population cible du programme de micros crédits, d’un montant de 150.000 dollars américains, de cette structure de bienfaisance.

Elles forment des groupes solidaires percevant généralement des prêts variables de 50.000 à 70.000 de nos francs après des actions de ciblage que le comité directeur du fonds donateur mène de concert en amont avec l’union nationale des femmes djiboutiennes(UNFD) et de la caisse populaire d’épargne et de crédits(CPEC) sur le terrain.

Les autres se voient offrir des formations en conduite d’engins dans l’optique de la reconversion professionnelle de la main d’œuvre peu qualifiée du terminal vraquier.

D’un coût de 250.000 dollars américains, le projet repose sur des critères d’âges et d’éducation.

Ainsi, les dockers sélectionnés ont entre 20 et 25 ans.

Ils touchent des perdiems durant les journées de formations, effectuées sous la houlette de l’agence djiboutienne de développement social(ADDS).

C’est tout à l’honneur des instigateurs de ce programme novateur qui envisagent de relever plusieurs défis à l’avenir.

Les plus immédiats sont l’accès des ménages de dockers au logement décent à un prix abordable et la mise en place d’un soutien scolaire au profit des enfants sans distinction de sexe de ces mêmes dockers.

La faisabilité d’une double priorité aussi louable mobilise, d’ores et déjà, le comité directeur du fonds charitable Al Amoudi et ses partenaires habituels.

Les polyglottes François Louis Meynot et Saussane Souleimane Djama nous l’ont confirmé au gré de notre conversation de mardi dernier.

L’aveu en chœur de ce duo de choc nous a conforté en une chose, celle que la responsabilité sociétale n’est pas une vaine expression chez le concessionnaire privé du terminal vraquier, le groupe Al Amoudi.

Une culture "maison" au travers de son fonds charitable qui devrait susciter des émules parmi la communauté d’affaires nationale.