Avis d'Appel d'Offres National

Djibouti/BM

La Banque mondiale octroie 6 millions de dollars U.S à Djibouti dans le cadre de son projet de recherche d'énergies renouvelables peu coûteuses
2013-06-07 ADI

La Banque mondiale a approuvé mercredi l’octroi à notre pays d’une contribution de 6 millions de dollars U.S, dans le cadre d’un projet de production d'énergie géothermique à travers l’exploitation de nos richesses volcaniques. Selon le communiqué publié sur le site internet de la BM, «ce projet a le potentiel de réduire les coûts énergétiques» de la République de Djibouti et «de favoriser l'accès à l'électricité pour tous ses habitants».

La contribution financière approuvée par le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale, permettra, selon le communiqué toujours, d'aider Djibouti à évaluer la viabilité commerciale de la ressource géothermique dans la caldeira de Fiale, située dans la région du lac Assal.

Selon Ilhem Salamon, responsable de projet pour la Banque mondiale, «Djibouti se situe dans une région tectonique active, celle du rift Est-africain, où le potentiel géothermique est élevé, pouvant fournir une électricité bon marché, propre, sûre et renouvelable».

Pour la responsable, «l'exploitation d'une ressource aussi abondante pourrait permettre à Djibouti de s'appuyer presque exclusivement sur une énergie propre et abordable et d'encourager la participation des investisseurs privés dans ce secteur.»

Le projet constitue la première phase d'un processus en deux étapes visant à développer la capacité locale de production d'énergie géothermique et il pourrait permettre à Djibouti de répondre à sa demande de pointe, d'atténuer sa dépendance énergétique et de réduire de 70% le coût de la production électrique.

La phase d'exploration, qui bénéficie du soutien de bailleurs de fonds, doit évaluer la faisabilité d'une production d'électricité à grande échelle. Elle sera suivie par l'appel d'offres destiné aux producteurs privés d'électricité pour la construction d'une centrale géothermique ayant une puissance d'environ 56 MW. Cette énergie propre permettra en outre une baisse des émissions de dioxyde de carbone et donc un environnement plus sain pour la population.

«La conception de ce projet se fonde sur les meilleures pratiques à l'échelle internationale ainsi que sur les enseignements tirés de précédentes expériences d'exploitation de la ressource géothermique à Djibouti. Le projet bénéficie du soutien de plusieurs de nos partenaires et il apportera à Djibouti le meilleur du savoir-faire dans ce domaine», a indiqué Homa-Zahra Fotouhi, représentante de la Banque mondiale à Djibouti.

«Nous sommes très enthousiastes à l'idée d'apporter cette technique de pointe dans un pays où l'accès universel à l'électricité semblait un espoir vain. Ce projet pourrait transformer les espoirs en réalités.»

La Banque mondiale a mobilisé plusieurs bailleurs de fonds pour cofinancer le coût total du projet, qui se monte à 31 millions de dollars, notamment le Fonds pour l'environnement mondial (FEM), le Fonds de l'OPEP pour le développement international (FODI), la Banque africaine de développement (BAfD), l'Agence française de développement (AFD) et le Plan mondial de développement de la géothermie (GGDP) par l'intermédiaire du Programme d'assistance à la gestion du secteur énergétique (PAGE). Les autorités de Djibouti verseront également une contribution.

Ce projet est financé par l’Association internationale de développement (IDA), une institution de la Banque mondiale fondée en 1960 et chargée d'aider les pays les plus pauvres du monde en leur accordant des prêts (appelés crédits) et des subventions pour la mise en œuvre de projets et de programmes de nature à stimuler la croissance économique, à atténuer la pauvreté et à améliorer les conditions de vie des populations défavorisées.

L’IDA est l’un des principaux bailleurs d’aide aux 82 pays les plus déshérités de la planète. Les ressources de l’IDA apportent un changement positif dans la vie de 2,5 milliards de personnes vivant avec moins de deux dollars par jour. Depuis 1960, l’IDA a soutenu des activités dans 108 pays. Le volume annuel de ses engagements est en constante augmentation et a représenté en moyenne 15 milliards de dollars au cours des trois dernières années.