Avis d'Appel d'Offres National

Grèce

L'économie grecque en voie de stabilisation
2013-07-09 Les Echos

Si Athènes traîne toujours les pieds sur les réformes structurelles, l'économie montre des signes encourageants.

On a connu le FMI plus précis et plus exigeant. Dans le communiqué qu'il a publié hier au nom de la troïka des créanciers de la Grèce, il affirmait que « les perspectives économiques sont, dans l'ensemble, conformes aux projections » qui misent sur un retour graduel à la croissance en 2014.

La discipline de fer imposée à la Grèce n'a décidément plus cours et le ton est désormais à une certaine souplesse dans la mise en oeuvre des réformes… Les modalités de licenciement des 2.500 fonctionnaires réclamé d'ici à la fin juin par la troïka sont toujours floues, alors que cela fait des mois que le sujet est débattu. La grande réforme fiscale est encore en devenir et le pays doit aussi faire face à un dérapage des comptes de la Sécurité sociale. Ses partenaires préfèrent manifestement miser sur l'amélioration de la compétitivité de l'économie. Avec le recul de 20 % du PIB du pays depuis le début de la crise, les salaires et l'ensemble des actifs se sont drastiquement ajustés. « Ils faciliteront le rebond de l'économie dès que celle-ci pourra profiter d'un meilleur environnement international », estime Thibault Mercier, économiste à BNP Paribas. Un « exercice délicat »

La confiance revient progressivement, témoin le retour de 15 milliards d'euros dans les banques grecques. Le pays devrait sortir de la récession dans le courant de l'année prochaine. Celle-ci a déjà diminué en intensité au cours des derniers trimestres. Même si le recul du PIB atteignait encore 5,6 % sur un an au cours des trois premiers mois 2013. L'autre objectif est celui d'un excédent budgétaire « primaire » - c'est-à-dire hors service de la dette - à la fin de l'année, une performance qui prouvera que la mission d'assainissement des finances publiques a été menée à son terme. « C'est à un exercice délicat d'équilibriste que jouent les partenaires de la Grèce : il leur faut accorder d'un côté suffisamment d'espace pour permettre à la Grèce de recréer de la croissance, sans lui faire trop de concessions pour ne pas stopper net les réformes structurelles dont le pays a toujours besoin », décrypte l'économiste de BNP Paribas.