L'Union Européenne

L'Union européenne prête à saisir un rebond économique
2013-12-31 Les Echos

Elle s'est dotée d'un budget pour 7 ans et d'un accord politique sur l'union bancaire.

Aussi chaotique que paraisse son redressement, l'Union européenne se remet peu à peu en ordre de marche. Alors que seuls deux petits pays, Chypre et la Slovénie, sur les 28 Etats membres seront encore en récession en 2014, l'Union européenne est globalement prête à saisir la moindre amélioration de conjoncture. La remise en ordre des comptes publics s'est poursuivie tout au long de 2013 au point de ramener le déficit moyen de la zone euro à environ 3 % du PIB. Et l'Union bancaire, promise depuis l'été 2012, a fait l'objet d'un accord politique lors du sommet européen de décembre. Elle va très vite se traduire dans la réalité. Car même si les négociations doivent se poursuivre jusqu'en mars avec le Parlement européen, les banques européennes sont désormais averties de leur cadre de réglementation et de la nécessité de consolider leur bilan avant l'examen final que leur fera passer leur nouvelle autorité de supervision, la Banque centrale européenne (BCE). Si ce test se déroule bien, comme l'espèrent les dirigeants européens, l'Europe pourra compter sur un retour de confiance des investisseurs internationaux, qui pourrait enclencher un nouveau cycle de croissance.

Quant à l'Union, elle a adopté cet hiver sous la présidence tournante de la Lituanie qui s'achève aujourd'hui l'enveloppe financière dont elle va disposer au cours des sept prochaines années, de 2014 à 2020, soit environ 135 milliards d'euros par an. Politique régionale, agricole, de recherche, d'investissements en infrastructures, renforcement du budget Erasmus, et de la lutte contre le chômage des jeunes avec une enveloppe de 6 milliards d'euros, quelque 59 programmes déclineront les priorités des prochaines années. Un Etat de droit

Chaque pays peut calculer précisément l'enveloppe d'aides dont il bénéficiera. « Des fondations solides ont été jetées pour bâtir une Europe ouverte, fiable et de nouveau en croissance », s'est félicitée la présidente de Lituanie, Dalia Grybauskaite, qui se félicite aussi des résultats obtenus au sommet de Vilnius du 20 novembre. Pour elle, le refus du président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, de signer l'accord d'association longuement négocié avec l'UE a ouvert les yeux de son peuple et ôté aux Etats européens certaines illusions. En tout état de cause, ce n'est pas le moment de douter de l'Europe, quand les Ukrainiens manifestent pour obtenir, à leur tour, un Etat de droit.