Qatar

Qatar National Bank ambitionne de devenir leader en Afrique et au Moyen-Orient d’ici 2017
2014-02-07 Africatime

Banque_qatar

Qatar National Bank (QNB) ambitionne de devenir la plus grande banque en Afrique et au Moyen-Orient d’ici 2017 grâce au lancement d’un programme d’expansion ambitieux dans cette région, rapporte l’agence Reuters le 6 février, citant un dirigeant de ce groupe bancaire leader dans la région du Golfe. «Notre objectif est de devenir la plus grande banque au Moyen-Orient et en Afrique d'ici 2017. Dans ce cadre, nous sommes intéressés par certains des marchés où nous n'avons pas d’activités actuellement», a déclaré le directeur financier du groupe bancaire qatari, Ramzi Mari. «Nous sommes à la recherche de cibles d'acquisitions en Turquie, au Maroc et en Afrique subsaharienne», a-t-il détaillé.

Avec des actifs de 154,4 milliards de dollars au 30 juin 2013, la Banque sud-africaine Standard Bank d'Afrique du Sud est la première banque en Afrique.Au 31 décembre 2013, les actifs de QNB s’élevaient à 121,8 milliards de dollars.

Le directeur financer de la première banque qatarie a, cependant, reconnu que «les opportunités d’acquisitions sont actuellement limitées d’autant plus que les banques occidentales qui avaient cédé au cours des dernières années certains actifs au Moyen-Orient et en Afrique pour renforcer leurs assises financières se trouvent actuellement dans une situation solide». QNB avait racheté au printemps 2013 la filiale égyptienne de groupe français Société Générale pour 2 milliards de dollars.

Le groupe bancaire qatari qui a réalisé au cours de la dernière décennie des bonnes performances dans le sillage de l’embellie économique qu’a connue le Qatar est désormais condamné à accélérer son expansion en dehors de son marche domestique pour maintenir des marges de rentabilité élevées. Après une croissance à deux chiffres durant plusieurs années, la croissance économique est retombée à un niveau de 6% en 2013 au Qatar. Par ailleurs, ce riche Etat pétrolier compte désormais 18 banques pour une population de 2 millions d’habitants, ce qui oblige les banques à rogner leurs marges pour maintenir leur portefeuille clients dans un contexte de concurrence féroce.