Chambre de Commerce

Ouverture d’un atelier de formation sur les passations de marchés de la Banque mondiale
2014-03-20 ADI

Le président de la Chambre de commerce de Djibouti, M. Youssouf Moussa Dawaleh, et la représentante-résidente de la Banque mondiale à Djibouti, Mme Homa-Zahra Fotouhi, ont coparrainé hier la cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier de formation sur les passations de marchés de la banque mondiale qui s’est déroulé à la chambre consulaire.

Des bureaux d’études des entreprises de la place ainsi que des cabinets d’audits ont bénéficié de cette formation dispensée par des experts de la banque mondiale.

"Renforcer la compétitivité des entreprises locales et leur offrir de nouvelles opportunités d’affaires", c’est en ces termes que le président de la Chambre de commerce de Djibouti, M. Youssouf Moussa Dawaleh, a résumé les objectifs de la formation sur les procédures de passation de marchés et de gestion financière de la banque mondiale.

Une formation qui devra également permettre l’amélioration de l’efficacité des projets financés par la Banque Mondiale à Djibouti pour le développement économique et social.

Dans son allocution d’ouverture, l’élu consulaire a souligné que cette formation tombe à point nommé car elle arrive à un moment où "les opportunités d’affaires liées aux marchés publics et particulièrement ceux émis sur financement de la banque mondiale sont importants".

Il a ajouté également que les opérateurs privés, une fois bien avisés, réussiront à réduire les délais de mise en œuvre des projets et la fourniture de biens et services de qualité.

En conclusion, M. Dawaleh a lancé un appel à la banque mondiale pour étendre sa coopération avec la CCD dans d’autres domaines porteurs toujours dans le souci d’accroitre et de renforcer les capacités du secteur privé djiboutien.

De son côté, la représentante-résidente de la Banque mondiale à Djibouti, Mme Homa-Zahra Fotouhi, a d’abord mis l’accent sur l’importance du portefeuille de la Banque mondiale qui "s’élève à 56,9 millions de dollars US pour les projets financés par l’association internationale pour le développement (IDA) et 10,7 millions de Dollars US pour les projets financés par les fonds fiduciaires", ajoutant que cela "laissait amplement d’espace pour la participation du secteur privé Djiboutien".

Ce qui a motivé, selon elle, le travail en étroite collaboration avec la CCD pour que les "entreprises Djiboutiennes s’acclimatent avec les procédures de la Banque Mondiale".

Mme Fotouhi a, en outre, rappelé qu’une formation similaire sur les procédures de passation de marchés de la BM avait eu lieu au profit des entreprises Djiboutiennes ainsi qu’une autre formation sur les normes d’audit internationales.

Quant à la présente formation, Mme Fotouhi a spécifié qu’elle s’intéressait en particulier "aux procédures de sélections de consultants, les critères d’éligibilité aux appels d’offres et l’accès à l’information, pour que les bureaux d’études djiboutiens et les cabinets d’audit puissent profiter pleinement des appels d’offres des projets financés par la Banque Mondiale".

Cette formation "portera également sur la vision stratégique de notre département gestion financière pour la région et son engagement avec le secteur privé", a-t-elle encore précisé.

Dans un autre registre, la représentante de la BM a apporté une bonne nouvelle à l’auditoire, en annonçant l’approbation par la Banque mondiale de deux dons du Fonds de Développement Institutionnel (IDF).

Le premier, a-t-elle dit, d’un montant de 350 000 Dollars US, devra financer une assistance technique pour la professionnalisation et le renforcement des capacités des marchés publics à Djibouti.

Une assistance technique qui sera mise en œuvre par le bureau du Secrétaire général du ministère de l’économie et des finances et qui aura pour objectif d’aider les parties prenantes dans le domaine de marchés publics à améliorer la capacités des acteurs de marchés publics par la conception et la mise en œuvre d’un programme de renforcement de capacités et de professionnalisation dans le système national de marchés publics.

Le gouvernement en tirera des profits conséquents comme la fourniture des services rapides et plus efficaces aux citoyens, l’amélioration et l’accélération de la mise en œuvre de la politique d’investissement et de développement, la garantie d’une meilleure utilisation des ressources publiques…etc.

L’autre projet de don, d’un montant de 330 000 Dollars US, servira à financer une assistance technique pour le renforcement de la responsabilité pour une implémentation efficace et transparente des dépenses publiques.

Cette seconde assistance technique sera mise en œuvre, a-t-elle indiqué, par la Cour des comptes dans le but d’améliorer l’efficacité, la transparence, et la responsabilité dans la mise en œuvre des fonds publics par le renforcement de capacité de la cour des comptes pour devenir une institution supérieure de contrôle bien fonctionnelle.

Par ailleurs, Mme Fotouhi a appris à l’assistance qu’une équipe de la Banque mondiale a récemment séjourné à Djibouti pour finaliser le projet d’appui à l’amélioration de la gouvernance pour le développement du secteur privé.

Une mission qui avait pour but de conduire des discussions en vue de finaliser les objectifs du projet, les activités et leurs coûts, les indicateurs de résultats, l’arrangement institutionnel pour la mise en œuvre du projet, du mécanisme de gestion financière et de passation de marchés du projet, et les prochaines étapes de préparation du projet.

Notons enfin que la formation s’est déroulée en plusieurs sessions. La première, animée par M. Moussa Djama Kayad, spécialiste en passation de marchés, s’articulait autour des critères d’éligibilité des consultants dans ses différentes méthodes de sélection de consultant ainsi que l’accès à l’information.

M. Kayad a également abordé dans une deuxième partie de la même session, l’évaluation des propositions, les négociations et la signature des contrats ainsi que les mécanismes de gestion des plaintes.

Dans un second temps, un autre expert de la BM, M. Rock Jabbour, analyste financier, a passé en revue avec les participants à la formation, la vision stratégique du département de gestion financière (région Moyen Orient et Afrique du Nord, MENA) de la coordination et engagement avec le secteur privé. Ainsi, il a pu traiter des initiatives mais aussi des instruments et des opportunités.

Les participants ont suivi avec un intérêt manifeste les différentes sessions de la formation et ils n’ont pas manqué de réagir et de demander les éclaircissements lorsqu’ils l’on jugé nécessaire.

Une formation qui apporte une preuve supplémentaire du dynamisme de notre secteur privé et de notre économie en général et qui souligne la sollicitude et l’appétence de la CCD qui est le moteur de notre secteur privé.