Avis d'Appel d'Offres National

Djibouti/Banque Mondiale

Un nouveau partenariat avec Djibouti pour favoriser le développement humain et la diversification économique
2014-03-13 Banque Mondiale

Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé une nouvelle stratégie pour Djibouti, dont l'objectif est d'aider le gouvernement à réduire l'extrême pauvreté et à jeter les fondements d'une prospérité partagée grâce à une prestation de services plus efficace et à une meilleure gouvernance.

La nouvelle stratégie de partenariat 2014-2017 pour Djibouti, examinée aujourd'hui par le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale, a été élaborée conjointement par l'Association internationale de développement (IDA), la Société financière internationale (IFC) et l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA). Elle repose sur deux composantes fondamentales : la réduction de la vulnérabilité et l'amélioration de la conjoncture commerciale.

« Cette nouvelle stratégie rassemble les ressources combinées du Groupe de la Banque mondiale. Elle est l'expression d'une coopération grandissante avec les autorités nationales de Djibouti, ainsi qu'avec la société civile, le secteur privé et les partenaires de développement, indique Inger Andersen, vice-présidente de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. Elle témoigne également de la volonté de Djibouti d'adopter de nouvelles approches pour accélérer sa croissance économique. »

L'IDA, l’institution du Groupe de la Banque mondiale chargée des pays les plus pauvres, a alloué la somme de 25 millions de dollars au financement de programmes dans le cadre de la nouvelle stratégie. Cette enveloppe viendra compléter le portefeuille actuel de l'IDA, qui compte sept projets, pour un total d'environ 57 millions de dollars, dans les domaines de la protection sociale, de l'énergie, du développement des communautés rurales, de la réduction de la pauvreté urbaine, de l'éducation et de la santé. En outre, 11,6 millions de dollars provenant de fonds fiduciaires viennent renforcer les ressources octroyées par l'Association. Les programmes mis en œuvre dans le cadre de la nouvelle stratégie permettront de renforcer les filets de protection sociale, d'améliorer la fourniture d'énergie dans les zones de logement social et de favoriser le développement rural et la mobilisation des ressources en eau. Djibouti a également bénéficié d'une garantie de 427 millions de dollars accordée en décembre 2007 par la MIGA pour le développement, la construction, la gestion, l'exploitation et l'entretien du nouveau terminal à conteneurs de Doraleh.

«Les installations portuaires de Doraleh, dont le développement a bénéficié des garanties octroyées par la MIGA, produisent des résultats déjà impressionnants, note Keiko Honda, vice-présidente exécutive de la MIGA. Nous nous réjouissons de pouvoir continuer à soutenir des projets durables, qui ont de fortes retombées sur le développement dans des secteurs visés par la stratégie générale du Groupe de la Banque mondiale. »

La création d'emplois est une priorité, l'expansion du tourisme et l'ouverture du marché des télécommunications au secteur privé offrant à cet égard de belles perspectives. Une autre priorité économique est de diminuer le coût de l'électricité, notamment en exploitant les possibilités offertes par la géothermie, source d'énergie verte. Jusqu’à présent, la croissance économique de Djibouti a reposé sur des investissements étrangers directs ponctuels dans les aménagements portuaires, les hôtels et l'installation de bases militaires étrangères.

« Aider Djibouti à tirer le meilleur parti de ses possibilités en matière de création d'emplois et améliorer les perspectives d'avenir des groupes les plus vulnérables de la population, à savoir les femmes et les jeunes, sera la pierre angulaire de notre engagement, affirme Homa Zahra-Fotouhi, représentante résidente de la Banque mondiale à Djibouti. Il s'agira d'une étape essentielle pour la valorisation de son capital humain. »

Principale ouverture sur la mer pour l'Éthiopie — pays enclavé qui représente un marché de 90 millions d'habitants — et doté d'un port en eau profonde parmi les plus sophistiqués au monde, Djibouti a tout à gagner d'une expansion de l'économie éthiopienne. Situé à l’entrée sud de la mer Rouge, le pays jouit d'une position géostratégique avantageuse, puisqu'il se trouve sur le passage d'importantes routes commerciales, dans des couloirs maritimes qui comptent parmi les plus fréquentés au monde.

« Djibouti a l’opportunité d'envoyer un signal positif aux investisseurs en améliorant le climat d'investissement, déclare Jean Philippe Prosper, vice-président de l’IFC. L’IFC vise à trouver des moyens nouveaux pour soutenir les investisseurs privés, y compris à travers l’aide aux petites et moyennes entreprises. »