Affaires

Le secteur privé djiboutien vise les marchés régionaux et internationaux
2014-02-23 ADI

"Renforcer les capacités d’analyses et de recherche des marchés des exportateurs djiboutiens", tel est l’intitulé de l’atelier de formation qui s’est ouvert hier à la Chambre de commerce de Djibouti en présence du 3ème vice-président de la CCD, M. André Massida, du secrétaire général du ministère de l’économie et des finances, M. Nouh Omar Miguil, et du coordinateur du Cadre intégré renforcé.

Plusieurs représentants de la communauté d’affaires djiboutienne prennent part à cette formation assurée par M. Luigi Lanutti, expert du centre pour le commerce international dans le secteur du développement du marché.

Dans un discours qu’il a prononcé à cette occasion, le 3ème vice-président de la CCD, en charge de la formation, M. André Massida n’a pas manqué de souligner que "cette formation organisée en étroite collaboration avec la participation du CIR révèle un intérêt particulier pour nos entreprises qui comme vous le savez évoluent majoritairement dans les activités d’import-export. En effet, nous savons tous qu’échanger et avoir des relations commerciales avec l’extérieur n’est pas sans difficultés".

Et M. Massida d’insister sur l’objectif de cette formation : "C’est pourquoi la CCD, en parfait lien avec ses missions d’appui et de promotion des entreprises, vous offre aujourd’hui l’opportunité de découvrir de nouveaux outils et techniques visant à améliorer vos capacités et à contribuer à la compétitivité de vos entreprises".

De son côté, le secrétaire général du ministère de l’économie et des finances, M. Nouh Omar Miguil, a rappelé avec force l’intérêt de cette formation qui doit permettre aux entreprises participantes de "maîtriser les techniques de base qui visent à effectuer un meilleur approvisionnement ou à trouver des débouchés pour leurs produits".

Le haut responsable a poursuivi en faisant la part belle aux différents usages des outils d’analyse de marché tels que Trade Map et Market Access.

Des outils qui permettront aux entreprises et institutions d’appui au commerce "d’identifier les opportunités d’export et d’import, de comparer les conditions d’accès aux marchés, et aident les responsables politiques à suivre les performances du commerce national et à se préparer pour les négociations commerciales avec les pays partenaires. Les entreprises auront avec cette formation la possibilité de diversifier leurs produits, leurs marchés et leurs fournisseurs", a-t-il dit.

Par ailleurs, M. Nouh Omar Miguil a insisté sur le contexte de notre pays qui est membre de la Zone de libre échange du COMESA et que malgré cela, le commerce avec les partenaires ne dépasse pas les 17%.

"L’une des raisons à cette situation est que les marchés des pays du COMESA sont compartimentés, coupés les uns des autres. Bien que les tarifs douaniers entre pays membres de la zone de libre-échange soient nuls, les transactions entre leurs entreprises restent faibles parce que les acteurs du secteur privé des pays du COMESA n’ont pas les informations essentielles à la diversification de leurs partenaires", a-t-il lancé en substance.

En conclusion, M. Miguil a fait le vœu que cette formation serve aux participants à avoir une idée bien arrêtée des possibilités de commerce avec les pays de la région afin de les préparer à la probabilité de se retrouver dans un espace économique qui regroupe une vingtaine de pays.

Pour revenir à la formation en elle-même, il faut souligner d’ores et déjà la densité de son programme puisque les différentes sessions se déroulent du matin, à 8h30 au soir vers 18H00.

Lors de ces sessions, l’expert formateur doit aborder plusieurs concepts assez pointus. Il s’agira notamment des ITC et des programmes de coopération techniques.

Dans un autre volet, des notions comme les profils de marchés, méthodologie et objectifs, ou encore les sources d’information commerciale entre problèmes, défis et contenus, mais aussi la définition du produit et de ses caractéristiques dans le Trade Map.

La grande particularité de cette session réside dans les sessions pratiques où les participants seront invités à identifier le code SH d’un produit avant d’analyser le marché mondial et régional et les performances à l’exportation de Djibouti en utilisant Trade Map.

Un programme assez dense qui ne manquera certainement pas d’accroître l’expertise et les connaissances de nos entreprises nationales pour gagner des parts de marché dans les grands espaces commerciaux de la région et, pourquoi pas, du monde globalisé.