BCD/FMI

Ouverture de la réunion annuelle sur les évolutions économiques des pays de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord
2014-02-19 ADI

Des diplomates, des responsables onusiens, des élus consulaires et bien d’autres personnalités civiles s’étaient retrouvées hier dans la salle de conférence de la Banque Centrale de Djibouti (BCD).

Pour cause, l’autorité monétaire, en collaboration avec le bureau local du Fonds monétaire international (FMI) avait organisé une cérémonie de présentation des perspectives économiques des pays, dont le nôtre, de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord.

Ce sont donc le gouverneur par intérim de la BCD, M. Ahmed Osman, et le représentant-résident du FMI à Djibouti, M. Samba Thiam, qui ont animé les travaux de cette rencontre annuelle.

Ce faisant, les deux hommes ont fait le point sur la situation économique des pays de la région MENA. L’exercice avait pour objectif de susciter des échanges de réflexions autour d’indispensables réformes qui sont propices au renforcement de la croissance du bloc MENA. A raison d’ailleurs puisque l’instabilité politique de certains pays comme la Syrie et la Libye influence les cours des marchés mondiaux et creuse davantage les déséquilibres entre les économies régionales. La problématique a nourri l’exposé du représentant-résident du FMI à Djibouti.

M. Samba Thiam a effectué une analyse globale des économies du Moyen Orient et d’Afrique du Nord. Il a également abordé les contextes politiques difficiles à l’origine des difficultés auxquelles restent confrontés les pays la région MENA. Diagrammes et chiffres à l’appui, le haut responsable a soulevé les impacts négatifs de la volatilité des prix du baril de pétrole sur la création d’emplois. Telles les hausses du taux de chômage et de l’inflation et la baisse de la consommation qui seraient des freins susceptibles de ralentir la croissance quand elles ne la tirent pas vers le bas.

Néanmoins, dans la région MOANAP (Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan), les chiffres de la croissance économique de Djibouti et de la Mauritanie se sont avéré les plus élevés.

Il s’agit là des conséquences directes des différents projets d’envergure actuellement en cours au pays selon les explications du représentant-résident du FMI à Djibouti.

M. Samba Thiam a notamment cité les projets de chemins de fer, de routes, et de ports. Des chantiers qui font de Djibouti l’un des pays les plus prometteurs de la région MENA.