Ministère délégué au Commerce et aux PME

Le point sur la facilitation des échanges
2014-04-30 La Nation

Le ministre délégué chargé du Commerce, des PME du Tourisme et de la formalisation, Hassan Ahmed Boulaleh, a lancé samedi dernier en collaboration avec l’OMC les travaux d’un atelier d’autoévaluation des besoins en matière de facilitation des échanges. 40 Milliards de dollars, un chiffre qui illustre à lui seul le manque à gagner que provoque le coût lié au commerce régional et international pour les économies en voie de développement selon l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques). Une simplification des procédures pourrait permettre des économies représentant 2 à 15% de la valeur des biens échangés, selon les estimations de l’Organisation Mondiale du Commerce. La République de Djibouti, en tant que porte d’entrée privilégiée des marchés tels que celui du COMESA (450 Millions de consommateurs) porte un intérêt singulier à faciliter le mouvement du commerce régional et international transitant dans ses multiples ports et zones franches et ainsi drainer des investissements liés aux échanges mondiaux. C’est dans ce contexte précis que le Ministre Délégué chargé du Commerce, des PME, du Tourisme, de l’Artisanat et de la Formalisation, M. Hassan Ahmed Boulaleh, a lancé, samedi dernier les travaux d’un atelier d’auto-évaluation des besoins en matière de facilitations des échanges en collaboration avec l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Les facilitateurs qui représentent l’OMC à cet atelier dont les travaux s’étaleront jusqu’au 30 avril, sont M.Frederic Trahin, Mme Louise Akati et M. Kolie. Notons aussi la présence à ces travaux de Mme Oubah Moussa, conseillère économique à l’ambassade de Djibouti auprès des Nations Unis à Genève, qui a délivré un mot au nom de l’Ambassadeur Ziad lors de la cérémonie d’ouverture. Cet atelier est l’occasion, selon le ministre, de faire le bilan de la situation de notre pays dans le domaine de la facilitation des échanges. Le gouvernement de la République de Djibouti accorde la plus grande importance aux mesures prises en matière de politique de promotion des investissements directs étrangers et d’amélioration du climat des affaires. « Nous savons, a dit le ministre, que l’attraction des investisseurs étrangers passe par l’intégration régionale qui est le cadre dans lequel s’articule la politique d’investissement du gouvernement avec comme ligne directrice la création d’emplois durables, la réduction de la pauvreté et des inégalités et la création de richesses. » En effet, la République de Djibouti, membre fondateur de l’OMC, a contribué à l’aboutissement de neuf ans de négociations, à la conférence Ministérielle de Bali (Indonésie) en Décembre 2013, au terme de laquelle les pays membres sont enfin parvenus à un consensus sur un accord sur la facilitation des échanges. L’accord final contient, d’une part, des dispositions pour des procédures douanières plus rapides et plus efficaces grâce à une coopération effective entre le Commerce, les douanes et les autres autorités concernées par les questions relatives à la facilitation des échanges, mais il prévoit également des dispositions pour l’assistance technique et le renforcement des capacités dans ce domaine. Aussi la mise en œuvre d’un tel accord implique-t-elle des coûts pour les pays en voie de développement et nécessite des réformes ciblées. C’est la raison pour laquelle il incombe à toutes les parties prenantes au niveau national d’identifier, à travers cet exercice d’auto-évaluation, tous les besoins qui peuvent résulter de la mise en œuvre d’un tel accord. Cet exercice d’évaluation des besoins va permettre aux acteurs nationaux de comprendre les nouvelles obligations et les mesures, ainsi que le niveau actuel de conformité à chacune d’elles au niveau national. Il aidera également le pays à se préparer pour le processus de notification et de mise en œuvre, afin de mieux tirer parti des flexibilités offertes aux pays en développement et aux pays les moins avancés. Enfin, il fournira les connaissances et les informations adéquates pour travailler avec les bailleurs de fonds. L’exercice a mobilisé la participation d’institutions telles que le secrétariat général du gouvernement, les douanes, la chambre de commerce (secteur privé), l’Autorité des ports et des zones franches, les transitaires, le Ministère de l’agriculture et le Ministère Délégué au Commerce, institution organisatrice et en charge de l’application de l’accord sur la facilitation des échanges.