Rencontre Guelleh-Obama

Le concept de « Djibouti first » dans le partenariat stratégique avec les Etats-unis
2014-05-30 La Nation

Guelleh-obama

Le loyer du Camp Lemonnier passant de 38 millions à 63 millions de dollars US par an, pour un nouveau bail « à long terme » permettant une prolongation de la présence militaire américaine à Djibouti, valable pour les 20 années à venir et renouvelable chaque décennie.

La formation professionnelle préalable des employés Djiboutiens du Camp Lemonnier et la priorité accordée aux entreprises djiboutiennes dans les appels d’offres de marchés. L’intensification du partenariat stratégique entre les deux pays, non seulement dans les domaines de la sécurité, la lutte contre le terrorisme, la piraterie et le trafic humain, mais également en matière d’éducation, de commerce et d’énergie, par exemple. L’amorce du concept de «Djibouti First» dans le paysage de la coopération bilatérale entre les deux nations, envisagé par le Président djiboutien et accordant au pays la priorité en matière de soutien au développement et à la croissance. L’engagement de l’Administration américaine pour un appui au développement de Djibouti dans de multiples secteurs, tels que l’éducation, la santé et la sécurité alimentaire. L’encouragement du patronat et des compagnies, des institutions de développement et de financements américains à investir davantage à Djibouti. Et surtout, il y a eu la question cruciale des énergies renouvelables, qui tient à cœur le Président Guelleh, dont la Géothermie constitue, selon lui, la Réponse de demain au problème d’Energie pour le pays.

Telles sont les principales retombées que le pays est en droit d’attendre de la récente visite d’Etat du Président Ismaïl Omar Guelleh au pays d’Abraham Lincoln.

L’événement valait donc son peson d’or. La rencontre Obama – Guelleh augure ainsi une ère nouvelle dans les relations entre les Etats-Unis d’Amérique, première puissance du monde, et Djibouti, petit pays mais havre de paix et de stabilité dans un océan de conflits. La garantie de la sécurité pour mener à bien cette lutte contre le mal à travers le monde. L’occasion vaut bien un détour, une rétrospective. Sans nul doute.