Création d’entreprise

Au delà du conformisme
2012-01-03 La Nation n°3

Les jeunes promoteurs de projets d’entreprise voient d’un bon d’œil les mesures propres au développement de l’esprit entrepreneurial et de l’investissement. En revanche, cette clientèle particulière se passerait bien du paternalisme des banques de la place, du conservatisme des administrations publiques et du cercle vicieux qui subordonne les prises de décisions conditionnelles, les unes aux autres, dans la création d’entreprise.

L’auto emploi est une alternative contre le chômage des jeunes diplômés djiboutiens. Encore faut que les principaux concernés soient animés de l’esprit entrepreneurial. Car la concrétisation d’un projet d’entreprise a tout du parcours de combattant. Le rappel a son importance.

Il laisse entrevoir les enjeux et défis de cette problématique. Le carrefour de divergences aussi qui oppose les différents protagonistes. D’un côté, les jeunes promoteurs de projets n’ont pas de fonds propres ni d’hypothèque ni de garantie.

D’autres de leurs faiblesses sont l’absence d’un carnet de relations publiques, le flou entourant l’idée de projet, l’individualisme, le manque de pouvoir de conviction et de crédibilité. Même s’ils affichent une volonté d’entreprendre, une énergie débordante, un curriculum vitae en béton et un sens de la créativité.

Autant de points forts paraissent appréciables aux yeux des banques de la place qui demeurent cependant prudentes. Autrement dit, les établissements de crédits entendent financier des projets viables rentables et bancables.

Avec une prise de risques minimale qui s’accompagne d’un taux de recouvrements maximal. Certes, une pareille projection nous conforte eu la prudence légendaire des banquiers.

A la différence près que les nôtres font une analyse insuffisante des projets, ont une gestion subjective des gestions des risques et adoptent une attitude paternaliste envers les jeunes créateurs d’entreprises.

Cette clientèle particulière voit d’un bon œil les mesures concrètes des acteurs institutionnels tels l’ANEFIP, l’ADDS, l’ANPI et le FDED en faveur de la promotion de l’esprit entrepreneurial et de l’investissement.

Toutefois, les diplômés porteurs de projets se passeraient bien du conservatisme et de la culture de contrôle qui caractérise les administrations publiques.

On peut dire autant du cercle vicieux qui subordonnée les prix de décisions conditionnelles, les unes aux autres, C’est dire la persistance d’une tendance au conformisme dont les créateurs d’entreprises, les banques et les pouvoirs publics devraient aller au delà.