FMI

Lagarde confirmée à la tête du FMI
2014-08-30 La Tribune

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Mise en examen pour « négligence » dans l’affaire de l’arbitrage Tapie/Adidas, la directrice générale du Fonds monétaire international reste soutenue par le conseil d’administration qui lui a renouvelé sa confiance.

Christine Lagarde avait exclu de démissionner de la tête du Fonds monétaire international (FMI), après sa mise en examen mardi pour « négligence » dans l'enquête sur l'arbitrage controversé dont a bénéficié Bernard Tapie en 2008, dans l'affaire Tapie/Adidas/Crédit Lyonnais. Le conseil d'administration du FMI a renouvelé vendredi sa « confiance » à la directrice générale et ancienne ministre de l'Economie française.

« Le conseil d'administration a été informé des récents développements sur ce dossier et continue à exprimer sa confiance dans la capacité de la directrice générale à assurer efficacement sa mission », écrit dans un communiqué la direction du FMI qui représente ses 188 Etats-membres.

Autre version de Stéphane Richard L'ancienne ministre du gouvernement Fillon, placée jusqu'alors sous le statut de témoin assisté, a été mise en examen mardi pour « négligence d'une personne dépositaire de l'autorité publique ayant mené à la destruction, au détournement ou à la soustraction par un tiers de fonds publics », pour son rôle présumé dans l'attribution de 403 millions d'euros à Bernard Tapie en réparation de son préjudice lors de la vente de l'équipementier sportif Adidas par le Crédit lyonnais.

Depuis le début de l'enquête et des auditions de Christine Lagarde à Paris, le FMI l'a constamment soutenue. La directrice générale a pris la tête de l'institution en juillet 2011 après la démission forcée de Dominique Strauss-Kahn sur fond d'accusation d'agression sexuelle. Christine Lagarde juge infondée sa mise en examen et a annoncé son intention de déposer un recours. Stéphane Richard, son ancien directeur de cabinet à Bercy, désormais PDG du groupe Orange, a été mis en examen pour « escroquerie en bande organisée. » Il avait affirmé que l'ex-ministre avait agi « en totale connaissance de cause. »