Assurance Islamique

M. Ilyas Moussa Dawaleh inaugure les travaux d’un atelier consacré à l’assurance islamique
2014-11-24 ADI

Le ministre de l’Economie et des Finances, chargé de l’Industrie, M. Ilyas Moussa Dawaleh, a parrainé hier au Sheraton l’ouverture des travaux d’un séminaire de 2 jours sur l’assurance islamique.

L’événement a vu la participation de plusieurs hauts fonctionnaires de ce département ministériel, dont le Secrétaire général Nouh Omar Miguil, du secrétaire général du centre international islamique de réconciliation et d’arbitrage de Dubaï, M. Abdessattar Khouildi, d’un représentant de la Banque Centrale de Djibouti, des responsables du Ministère des Affaires Musulmanes et Biens Waqfs, et un bon nombre de banquiers et d’assureurs de la place.

Dans son discours d’ouverture de l’atelier, le ministre Ilyas Moussa Dawaleh est entré dans le vif du sujet. Il a mis en exergue l’emplacement géostratégique du pays et son ambition à devenir une place financière régionale, voire internationale.

"C’est dans cet esprit que le gouvernement sous l’impulsion du président de la République œuvre pour attirer les investissements directs étrangers, notamment les capitaux des pays musulmans", a-t-il déclaré en substance.

C’est dire combien les autorités nationales sont conscientes du réel potentiel de l’assurance islamique ou "Takaful" selon le jargon des professionnels.

Fort de la conviction que les produits et services financiers participatifs de ce nouveau marché peuvent apporter d’importantes contributions dans la mobilisation de l’épargne et l’inclusion financière, le gouvernement de Djibouti a instauré un robuste cadre juridique pour faciliter une expansion saine et solide de la finance islamique.

Après les textes sur les banques islamiques, une loi sur l’assurance islamique a été promulguée au mois de juin 2012. Et son décret d’application a été adopté en octobre 2014.

Ce cadre juridique a ainsi défini l’organisation et la réglementation des activités des assurances islamiques. Qu’il s’agisse de la gestion du risque, de la responsabilité des actionnaires ou la conformité des opérations financières aux principes de la Charia.

Tous ces aspects ont nourri hier les débats entre les banquiers et assureurs de la place d’une part, et d’autre part le spécialiste du centre international islamique de réconciliation et d’arbitrage du Dubaï, en l’occurrence le Dr Abdessattar Khouildi.

L’homme dispose d’une longue expérience en matière d’assurance islamique. A l’entendre, l’assurance islamique a le vent en poupe dans un contexte de crise financière internationale. Elle constitue de plus en plus une alternative à l'assurance classique en termes de protection et de prévoyance dans beaucoup de pays musulmans émergents.