Assemblée nationale Projet de loi sur le budget rectificatif 2014 de l’Etat

La commission des finances émet un avis favorable
2014-12-07 La Nation

Suite aux échanges de samedi dernier avec le ministre du Budget Bodeh Ahmed Robleh dans la salle de commissions de l’Assemblée nationale, les membres de la commission des finances de l’économie et du plan, sous la présidence du député Charmarké Moussa Arreh, ont donné un avis favorable en vue de l’adoption du projet de loi relatif au budget rectificatif de l’Etat pour l’exercice 2014 lors de la prochaine séance publique.

La commission des finances de l’économie et du plan s’est de nouveau réunie hier afin de poursuivre l’examen du texte de rectificatif de la loi de finance 2014.

Elle était présidée par le député Charmarké Moussa Arreh. Le gouvernement était représenté par monsieur Bodeh Ahmed Robleh.

Le budget rectificatif de l’Etat pour l’exercice 2014 est arrêté en équilibre entre recettes et dépenses à la somme de 22 043 000 000 FD, ou en pourcentage de 19,48% par rapport au budget prévisionnel initial pour l’exercice 2014.

Les discussions de la journée ont porté uniquement sur les dépenses, puisque l’examen du volet recette a été épuisé dans les discussions de la journée d’hier.

Ainsi il a été expliqué aux élus nationaux que sur le plan des dépenses celle-ci évolue de manière symétrique aux recettes avec une variation de +22.043 millions FD soit + 19,48% par rapport à la loi de Finances Initiales.

A cet effet, et comparativement à la loi des Finances Initiales, ce projet de Loi de Finances Rectificatives 2014 est marqué par une augmentation significative des dépenses d’investissement, des dépenses courantes, malgré une certaine baisse constatée au niveau des réserves budgétaires, poste relatif à diverses opérations de gestion de la trésorerie de l’Etat dont la reconstitution des réserves auprès de la Banque Centrale (BCD). Arrêtées à hauteur de 66 260 000 000 FD dans le collectif budgétaire, les dépenses courantes enregistrent pour leur part un accroissement de 3.405 millions de FD (soit +5,42) vis-à-vis de la Loi de Finances Initiale 2014, sous l’effet de diverses nouvelles mesures spécifiques prises en considération par la politique budgétaire 2014 révisée dont l’augmentation du niveau de la masse salariale de +43 millions de FD, et de diverses nouvelles mesures intégrées au profit de la santé, dont du matériel pour un montant de +1 854 millions FD, mais également liées à des dépenses militaires et intégrations de diverses nouvelles entités administratives et enfin de + 821 millions de FD au niveau du chapitre des subventions et don versés par l’Etat de Djibouti.

Le ministre a tenu à préciser que l’ensemble des mesures intégrées dans le projet de Loi de Finances rectificatives, outre de matérialiser les choix effectués en matières de politique économique et financière de l’Etat, reste en cohérence vis-à-vis de nos engagements envers nos partenaires internationaux, en particulier le FMI, dans le cadre des efforts pour consolider la situation macroéconomique nationale et l’assainissement de nos finances publiques, tout en permettant de recadrer les finances dans une perspective de croissance économique de moyen terme plus soutenable.

Monsieur Bodeh Ahmed Robleh a conclu ses propos en précisant que ce projet loi illustre la volonté manifeste du gouvernement d’assurer un cadre budgétaire propice à la croissance économique et au développement social. Ce budget, a-t-il ajouté, se caractérise par la poursuite des efforts déployés pour mobiliser davantage de ressources budgétaires, et ce malgré un contexte international prédominé par une conjoncture économique aussi fragile qu’instable.

Après avoir écouté attentivement les explications du ministre et obtenu des réponses chiffrées à une série de questions sur le volet dépenses de ce projet de loi, les membres de la commission parlementaire des finances ont donné leur aval quant à la transmission de ce projet de loi à la prochaine séance publique de l’Assemblée nationale.