FINANCE ISLAMIQUE

Un regain d’intérêt national
2015-03-09 La Nation

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Un atelier sur la finance islamique s’est ouvert hier dans les locaux de l’Institut d’études diplomatiques(IED). La cinquantaine de participants ont écouté d’une oreille attentive le discours d’ouverture du gouverneur de la Banque Centrale de Djibouti(BCD), Ahmed Osman Ali. Le haut responsable djiboutien a d’emblée souligné que ce séminaire permettra au public cible de connaître les tenants et aboutissants de la finance islamique. Il a aussi évoqué le rôle prépondérant que cette finance alternative joue dans le développement de nombreux pays, y compris le nôtre. Le gouverneur de la Banque Centrale de Djibouti(BCD), Ahmed Osman Ali, a procédé hier au lancement d’un atelier sur la règlementation et supervision des banques islamiques. La cérémonie inaugurale de ces assises de 4 jours s’est tenue dans la salle de conférence de l’Institut d’études diplomatiques(IED).L’événement a réuni autour d’une grande table ronde le gouverneur de la BCD, plusieurs de ses principaux collaborateurs, des banquiers de la place. Un tandem d’experts internationaux aussi qui se trouvait aux côtés des personnalités locales. L’un, Dawood Ashraf, représente l’Institut islamique de recherche et de formation ou IRTI de son acronyme anglais. L’autre, Ahmed Ali Siddiqui, est un praticien de la finance islamique au sein de la Banque islamique de développement(BID). La cinquantaine de participants de l’atelier ont écouté d’une oreille attentive le discours d’ouverture du gouverneur de la BCD. Ahmed Osman Ali a d’emblée souligné que ce séminaire permettra au public cible de connaître les tenants et aboutissants de la finance islamique. Le haut responsable djiboutien a aussi évoqué le rôle prépondérant que cette finance alternative joue dans le développement de nombreux pays, y compris le nôtre. Le rappel lui a ensuite valu de mettre en exergue l’éthique et l’efficacité de la finance islamique. Avec sa gamme de produits financiers qui ont conquis une large clientèle à travers le monde entier. Le détail résume assez la pertinence de l’appel du gouverneur de la BCD au débat de fond autour de l’accès aux ressources documentaires de la finance islamique, des procédures d’une gestion harmonisée de ses actifs et risques à tous les niveaux. C’est dire l’intérêt du présent atelier qui a pour objectif d’accompagner les efforts des banques islamiques locales allant dans ce sens. L’avis était partagé par l’expert de l’IRTI. En effet, Dawood Ashraf a affirmé que les modules au programme de ce séminaire portent sur la supervision des instruments de la finance islamique, la surveillance prudentielle, et la conformité de la gouvernance bancaire aux principes de la charia. Passant des généralités au cas particulier, il a mis en évidence l’étude opportune des pratiques pakistanaises en la matière. Il sera également question de l’enregistrement et la transparence des transactions, la couverture des risques de liquidité, et la règlementation de la finance islamique suivant les propos tenus par Ahmed Ali Siddiqui de la BID. Le besoin d’une meilleure assimilation de tous ces volets se fait ressentir au pays. D’autant plus qu’il existe un regain d’intérêt national face au développement réel de la finance islamique en Malaisie.