Avis d'Appel d'Offres National

SOCIETE IL JANO

L’Etat cède ses actifs au secteur privé
2015-03-24 La Nation

Le ministre de l’Économie et des Finances, chargé de l’Industrie, a officialisé lundi dernier, dans son cabinet ministériel, la sortie de l’Etat au capital de la société Il Jano. La signature de la cession d’actifs étatiques s’est faite au profit d’un groupement d’intérêts privés djiboutiens. Il était question du désengagement de l’Etat dans le secteur marchand lundi dernier au cabinet du Ministère de l’Economie et des Finances. Le maître des lieux, Ilyas Moussa Dawaleh, a officialisé la sortie de l’Etat au capital de la société Il Jano. Ce faisant, le ministre a signé le contrat de cession d’actifs étatiques au profit d’un groupement d’intérêts privés djiboutiens. Les autres signataires de ce protocole d’accord étaient le président-directeur général, Idriss Abdi Djama, et le vice-président, Ali Houssein Del, de la nouvelle structure actionnariale d’Il Jano. Cette cession est en fait une reprise de cette entreprise d’embouteillage d’eau minérale à l’arrêt depuis presque une année. Le ministre Ilyas Moussa Dawaleh s’en est félicité. A l’entendre, les opérateurs privés seraient mieux placés que les administrateurs publics pour tirer profit de l’exploitation d’une industrie légère de la taille d’Il Jano. Il a aussi émis le souhait que les repreneurs privés nationaux puissent se lancer dans d’autres activités complémentaires de l’embouteillage d’eau minérale. Le constat explique la cession, assortie des conditions avantageuses, des mobiliers et de l’appareil productif de cette usine d’eau minérale, sise au pied du mont Arrey. Le choix donne du piment au libéralisme à visage humain, cher au président de la République. En témoigne l’appel que le ministre de l’Economie et des Finances a lancé aux repreneurs privés d’Il Jano. Il les a exhortés à servir de modèles auprès de la communauté d’affaires locale. Avec comme arrière pensée l’idée d’un meilleur accompagnement de la politique d’industrialisation du gouvernement djiboutien qui s’impose d’elle-même. « Nous souhaitons voir de plus en plus d’investisseurs mobiliser et injecter des financements dans notre tissu économique afin de créer des emplois au bénéfice de notre jeunesse et des plus values financières propices au renforcement de la croissance nationale », a déclaré en substance M. Dawaleh.