Avis d'Appel d'Offres National

TRANSFERTS D'ARGENT

L’IGAD appelle les Etats-Unis, le Royaume Uni, l’Australie et d’autres gouvernements concernés à réexaminer leur décision de fermer les comptes bancaires des opérateurs somaliens
2015-07-14 ADI

"L’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) appelle les Etats-Unis, le Royaume Uni, l’Australie et d’autres gouvernements concernés à reconsidérer leur décision de fermer les opérateurs de transferts d’argent vers la Somalie et dans la région jusqu’à ce qu’une solution globale soit prise pour combattre les transferts illégaux de fonds".

C’est ce qu’on peut lire dans un communiqué publié hier par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), à l’issue d’une table-ronde ministérielle de haut niveau sur l’importance des transferts d’argent comme moyen de financement du développement.

Le président somalien, M.Hassan Cheik Mahamoud, le ministre djiboutien de l’Economie, M.Ilyas Moussa Dawaleh, ainsi que les principaux ministres des Finances des pays de l’IGAD ont participé à cette réunion qui s’est tenue lundi à l’hôtel Radisson Blu d’Addis-Abeba (Ethiopie).

L'IGAD a une fois de plus exprimé sa vive préoccupation aux sujets des risques humanitaires et sécuritaires que pose cette décision de fermer les comptes bancaires des opérateurs somaliens de transferts d'argent et a appelé toutes les parties à œuvrer pour l'adoption de mesures globales.

Cette table-ronde ministérielle de haut niveau a été organisée par le Ministère des Finances et du développement économique de l'Ethiopie, avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

"Les décisions des banques internationales ne sont pas revues, la suspension des envois qui en résultera va entraîner une crise humanitaire dans la région, notamment dans les Etats fragiles de la Somalie et du Soudan du Sud", peut-on lire dans ce communiqué.

Selon ce même document, "l’IGAD salue la création du Conseil consultatif des acteurs somaliens et l'initiative régionale des envois d'argent, qui cherchent tous les deux à aboutir à la mise en place de canaux sûrs, transparents et légaux d'envois de fonds tout en jetant les bases d'une régulation forte et de systèmes fiables dans l'industrie financière à travers toute la région".