3eme CONFÉRENCE DE L’ONU

Djibouti adhère au programme d'action d'Addis-Abeba sur le financement du développement durable
2015-07-21 ADI

La République de Djibouti, représentée par le ministre de l’Economie et des Finances, M. Ilyas Moussa Dawaleh, vient de signer l’accord intervenu au terme de la 3ème conférence des Nations-Unies sur le financement du développement durable qui s’est déroulée du 13 au 15 juillet 2015 dans la capitale éthiopienne.

L’accord d’Addis-Abeba est assorti d’un programme d’action auquel notre pays adhère. Non sans raison puisque celui-ci offre un appui dans la mise en œuvre des objectifs de développement durable.

En ce sens, le programme d'action d'Addis-Abeba contient plus de 100 mesures concrètes. Il englobe toutes les sources de financement, et couvre la coopération sur un nombre de questions, y compris la technologie, la science, l'innovation, le commerce et le renforcement des capacités.

Il repose sur les résultats des deux conférences précédentes sur le financement du développement qui s’étaient tenues à Monterrey, au Mexique, et à Doha, au Qatar.

Aussi, la mobilisation des ressources est au cœur de ce plan d’action. Dans le document final, les signataires ont convenu d'une série de mesures visant à élargir la base des recettes, améliorer la collecte des impôts et lutter contre la fraude fiscale et les flux financiers illicites.

Ils ont également réaffirmé les engagements de leurs pays respectifs à l'aide publique au développement, en particulier pour les pays les moins avancés. Surtout, ils se sont déclarés favorables au renforcement de la coopération Sud-Sud.

Le document final souligne également l'importance d'aligner l'investissement privé avec le développement durable, ainsi que les politiques publiques et cadres réglementaires pour créer les incitations appropriées. Un nouveau mécanisme qui facilitera le financement de nouvelles technologies pour les pays en développement a également été convenu.

En outre, le programme d'action d'Addis-Abeba comprend des engagements politiques importants et objectifs clés dans des domaines critiques pour le développement durable, y compris les infrastructures, la protection sociale et la technologie.

Des accords pour la coopération internationale ont également été convenus pour le financement de zones spécifiques où des investissements importants sont nécessaires, à savoir les infrastructures pour l'énergie, les transports, l'eau et l'assainissement, et autres domaines pour parvenir aux objectifs de développement durable proposés.

Les pays ont aussi souligné l'importance des stratégies nationales de développement durable soutenues par des cadres de financement nationaux intégrés.

L’accord stipule la responsabilité de chaque pays afin d'assurer son propre développement économique et social. Bref, on ne saurait trop insister sur le rôle des politiques et stratégies nationales de développement durable quant au succès du programme d’action qui lui est assorti.