Mission de « Doing Business » de la Banque Mondiale à Djibouti : Une restitution des travaux
2017-03-26 La Nation

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Arrivée dimanche dernier à Djibouti, une équipe d’experts de la Banque Mondiale a effectué un séjour de plusieurs jours dans notre capitale. Celle-ci était conduite par le consultant international, Jean-Michel Mas. Les visiteurs ont eu jusqu’au mercredi 22 mars 2017 des réunions de travail avec les dirigeants de différentes institutions impliquées dans l’amélioration de l’environnement d’affaires djiboutien. La matinée du jeudi 23 mars 2017 a coïncidé avec la tenue d’un atelier de restitution des travaux des consultants internationaux dans la salle de conférence de la chambre de commerce de Djibouti (CCD). Présidée par le directeur général de l’agence nationale pour la promotion des investissements(ANPI), Mahdi Darar Obsieh, la rencontre a regroupé autour d’une table ronde un bon nombre de cadres supérieurs d’administrations publiques, et d’établissements autonomes. Citons notamment le président de la commission nationale du MAEP, Abdi Ilmi Achkir, le secrétaire général adjoint de la CCD, Mohamed Ali, la directrice de l’office djiboutien de la propriété industrielle et commerciale(ODPIC), Ouloufa Ismaël Abdo, le directeur adjoint de la caisse nationale de sécurité sociale(CNSS), Ahmed Saad Sultan. L’assistance a écouté d’une oreille attentive la brève intervention que le directeur général de l’ANPI a faite. Dans son discours d’ouverture de l’atelier, M. Mahdi Darar Obsieh a évoqué l’objet de la visite de travail de la délégation d’experts de la Banque mondiale à Djibouti. Il a aussi exhorté les participants à tenir compte des observations formulées par les animateurs de ces assises. Et ce, a-t-il ajouté, en vue de donner une meilleure lisibilité au climat d’affaires national auprès des potentiels investisseurs étrangers, des évaluateurs et administrateurs du bailleur de fonds multilatéral à Washington, aux Etats-Unis d’Amérique. C’était ensuite au tour du chef de la délégation d’experts de la Banque mondiale d’entrer dans le vif du sujet. Jean-Michel Mas, puisqu’il s’agit de lui, a apporté via la projection des diapositives des éclairages sur la méthodologie de « Doing Business ». Un système de classement qui évalue l’environnement d’affaires de chaque pays en fonction d’une série de critères. L’atelier a permis aux différents intervenants d’aborder les voies et moyens susceptibles de rendre plus fluides les procédures administratives pour tout promoteur local, régional, et international de projet d’investissement. Les uns et les autres se sont accordés autour de l’allègement et l’harmonisation des formalités administratives dans la promotion des investissements. Un double préalable dont la satisfaction débouchera sur une réduction de temps et de coût pour les créateurs d’entreprises. Ces conditions sont aujourd’hui réunies au pays suite au démarrage des activités du guichet unique. Il faut maintenant donner un coup d’accélérateur au processus enclenché d’amélioration de notre environnement d’affaires. L’une des étapes clés est la mise en place d’une plateforme unique et sécurisée pour la création d’entreprise en ligne. Le directeur de l’ANPI Mahdi Darar Obsieh s’est dit prêt à relever le défi sur le terme, en prenant en considération les recommandations des évaluateurs du système de notation «Doing Business » de la Banque Mondiale. Sa prise de position vient traduire l’existence d’une volonté politique dans ce sens. elle doit susciter des émules parmi les autres acteurs de notre économie en pleine croissance. Lesquels doivent se conformer aux exigences internationales dans la facilitation des investissements. L’échec n’est pas permis dans le contexte de plus en plus concurrentiel de la globalisation mondiale.