DÉVELOPPEMENT

Gouvernance des entreprises publiques : Djibouti au diapason des normes internationales
2016-03-14 La Nation

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Placé sous le haut patronage du Premier ministre, Abdoulkader Kamil Mohamed, un atelier sur la bonne gouvernance des entreprises publiques s’est ouvert hier au Sheraton. La tenue de cette rencontre découle d’une initiative du Ministère de l’Economie et des Finances, chargé de l’Industrie, qui jouissait du soutien du bureau local de la Banque mondiale. L’événement a permis aux participants de mieux cerner les nouvelles exigences et règles du code de bonne gouvernance des entreprises publiques.

Le Ministère de l’Economie et des Finances, chargé de l’Industrie, a organisé hier, au Sheraton, un atelier sur la bonne gouvernance des entreprises publiques. L’initiative jouissait de l’appui du bureau local de la Banque mondiale. Placé sous le haut patronage du Premier ministre, Abdoulkader Kamil Mohamed, l’événement a rassemblé sur place les acteurs concernés par la gouvernance des entreprises publiques. Citons notamment le ministre de l’Economie et des Finances, chargé de l’Industrie, Ilyas Moussa Dawaleh, le ministre de l’Equipement et des Transports, Moussa Ahmed Hassan, le ministre du Budget, Bodeh Ahmed Robleh, le ministre de l’Agriculture, l’Elevage, la Pêche, chargé des Ressources Hydrauliques, Mohamed Ahmed Awaleh, la représentante-résidente de la Banque mondiale à Djibouti, Homa-Zahra Fotouhi, les secrétaires généraux de différents ministères sectoriels, les présidents des conseils d’administration d’établissements publics, entourés des directeurs généraux et agents comptables. Ce public de connaisseurs a écouté d’une oreille attentive l’exposé introductif de l’expert issu des rangs de l’école nationale de l’administration publique (ENAP) du Québec sur le cadre général de la gouvernance. Marc La Croix, tel est son nom, a évoqué la démarche structurée et les objectifs de la mise en application du code de la bonne gouvernance en République de Djibouti. Les propos de l’expert canadien mettaient en relief la pertinence de la réforme projetée dont l’objectif vise au renforcement de l’efficacité et la transparence de la gestion des entreprises publiques. Sans oublier l’imputabilité de leurs composantes de direction qui est l’un des volets inexplorés jusqu’alors. Il s’agissait en clair pour les instigateurs du présent atelier de favoriser la mise en place de règles et de mécanismes, susceptibles de garantir un équilibre entre les pouvoirs respectifs d’organes de direction, de gestion et de contrôle de ces entités.

… Les bases d’une croissance solide. L’ambition est salutaire dans notre contexte de globalisation mondiale. Elle rejoint l’esprit de la stratégie gouvernementale de planification prospective, intitulée « Vision 2035 », qui définit les bases d’une croissance solide de l’économie nationale. C’était du moins la conviction affichée de la représentante-résidente de la Banque mondiale à Djibouti. Mme Homa-Zahra Fotouhi a réaffirmé la volonté de son institution financière internationale à accompagner le gouvernement djiboutien dans l’atteinte de ses objectifs de développement.

Le rappel a suscité des hochements de tête approbateurs chez le ministre de l’Economie et des Finances, chargé de l’Industrie. Prenant la parole à son tour, M. Ilyas Moussa Dawaleh a souligné que les reformes structurelles entérinées ces dernières années, sous l’impulsion du président de la République, ont comme finalité de mettre nos administrations et entreprises publiques au diapason des normes internationales de la bonne gouvernance. Traduction : les sphères de décisions seraient bien inspirées d’intégrer les nouvelles dimensions économiques et la vocation de « hub » régional du pays dans la gestion des administrations et entreprises publiques.

Le Premier ministre l’a explicité en des termes limpides devant l’assistance réunie hier au Sheraton. M. Abdoulkader Kamil Mohamed a affirmé que ce choix s’enracine dans la vision prospective de prospérité et de bien être, voulue par le président de la République et adoptée par le conseil des ministres, il y a un an.