INDUSTRIE

Djibouti célèbre la Journée mondiale de l’industrialisation de l’Afrique
2016-11-20 ADI

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Le Premier ministre, M. Abdoulkader Kamil Mohamed, a présidé ce dimanche au Palais du peuple une cérémonie marquant la commémoration de la journée mondiale de l’industrialisation de l’Afrique. Organisée par Ministère de l’Economie et des Finances, chargé de l’Industrie, cette journée, célébrée pour la première fois dans notre pays, était placée sous le thème : "Financement de l’Industrialisation en Afrique : Défis et Stratégies réussies".

L’événement a attiré de nombreux participants dont des membres du gouvernement, des représentants du corps diplomatique, des opérateurs économiques ainsi qu’un large parterre de personnalités publiques. Depuis sa proclamation par les Nations Unies en 1989, la communauté internationale célèbre chaque 20 novembre « la journée mondiale pour l’industrialisation de l’Afrique » afin d’inciter les pays du continent à s’engager davantage dans un processus d’industrialisation.

La journée du 20 Novembre est donc un moment propice pour aborder des problèmes liés au développement industriel durable et d’évaluer les stratégies d’atteinte des objectifs visant à faire des Africains des partenaires égaux dans ce nouveau monde. Dans une intervention faite à cette occasion, le ministre de l’Economie et des Finances, M. Ilyas Moussa Dawaleh, a estimé que les pays qui dominent l’économie mondiale aujourd’hui sont ceux qui, a-t-il dit, "ont expérimenté une révolution industrielle à une période de leur histoire".

"C’est le cas de l’Europe et l’Amérique qui l’ont vécu du 18ème à la première moitié du 20ème siècle ainsi que l’Asie du Sud Est depuis les années 1960", a-t-il indiqué. Selon lui, "les pays les plus marginalisés sont ceux dont l’économie est peu ou pas assez industrialisée".

Le ministre de l’Economie a toutefois reconnu que l’élimination de la pauvreté et l’ouverture de l’accès aux services de base comme l’éducation, la santé ou un logement décent aux populations, demandent une création massive d’emplois, elle-même intrinsèquement dépendante d’une forte industrialisation. "Or, cette industrialisation en Afrique fait face à des obstacles structurels. Des obstacles comme le manque de confiance des organismes financiers nationaux comme internationaux, un environnement juridique et réglementaire peu transparent et imprévisible, des marchés voisins mais peu intégrés, des coûts de facteurs de production conséquents…etc", a-t-il fait savoir.

L’analyse pertinente du ministre de l’Economie et des Finances a largement été soutenue par les intervenants qui lui ont succédés au micro. Le Premier ministre, M. Abdoulkader Kamil Mohamed, a quant à lui affirmé depuis l’an 2000 suite au démarrage d’activités d’entreprises industrielles nationales, le secteur industriel du pays connait un développement significatif.

Se félicitant de la création des entreprises spécialisées dans la taille de pierre, de l’usine de production de ciment et la transformation du sel, le Premier ministre a fait part de son optimisme car, a-t-il dit, "demain, d’autres unités industrielles comme celle de la transformation de ressources naturelles des pays de la région viendront s’ajouter".

M. Abdoulkader Kamil Mohamed a enfin rappelé les actions gouvernementales qui vont dans ce sens comme "la formation des hommes et des femmes compétents, aménagement de zones industrielles et commerciales, fiscalité avantageuse…