JOURNEE NATIONALE ET AFRICAINE DE LA STATISTIQUE

Le recours aux statistiques économiques : Un choix incontournable
2016-11-21 La Nation

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Le Commissariat au Plan, chargé de la Statistique en partenariat avec le Système des Nations Unies a célébré hier, au palais du peuple, la 26ème édition de la journée nationale et africaine de la statistique. Le thème retenu cette année est « le renforcement des statistiques économiques au service de l’intégration régionale, de la transformation structurelle et du développement durable ». L’intitulé évocateur était au centre des exposés à l’aide de diapositives que des experts ont effectué sur place. La thématique a aussi inspiré les interventions que le commissaire au Plan, chargé de la Statistique, Amareh Ali Saïd, et la représentante-résidente du PNUD et coordinatrice du système des nations unies à Djibouti, Valérie Cliff, ont faites devant l’assistance.

A l’instar du reste du continent, la République de Djibouti a célébré hier, au palais du peuple, la journée nationale et africaine de la statistique. L’événement était organisé par le Commissariat au Plan, chargé de la Statistique en partenariat avec le Système des Nations Unies opérationnel au pays.

La 26ème édition de la journée nationale et africaine de la statistique a regroupé autour d’une table ronde le commissaire au Plan, Amareh Ali Saïd, la représentante-résidente du PNUD et coordinatrice du système des nations unies à Djibouti, Valérie Cliff, le directeur génénral adjoint d’AFRISTAT, des professionnels de la DISED, dont le directeur Idriss Ali Sultan, des responsables de différentes agences onusiennes, et bien d’autres invités de marque. Le thème retenu cette année est « le renforcement des statistiques économiques au service de l’intégration régionale, de la transformation structurelle et du développement durable ». L’intitulé évocateur était au centre des exposés à l’aide de diapositives que des experts ont effectué sur place. La thématique a aussi inspiré les interventions que M. Amareh Ali Saïd, Mme Valerie Cliff, et le directeur génénral adjoint d’AFRISTAT ont faites devant l’assistance. Diverses leçons en sont à tirer. Les statistiques économiques constituent un instrument indispensable dans le diagnostic et la définition des problèmes de développement. Elles s’avèrent utiles. Quand il s’agit de concevoir, suivre et évaluer les politiques, et prévoir les tendances du maillage socio-économique. Idem, ces statistiques, reposant sur des preuves, éclairent les acteurs institutionnels dans leur prise de décisions à des fins de stimulation de la croissance économique. De plus, les statistiques économiques en général et les données de la comptabilité nationale en particulier, alimentent un tableau de bord d’indicateurs macroéconomiques à la disposition du gouvernement, des institutions nationales et internationales afin de jauger la croissance et la santé économique du pays. Le recours aux statistiques économiques est un choix incontournable par les temps qui courent. Intégration des économies régionales oblige. L’aboutissement réussi de ce processus demeure un préalable dont la satisfaction va conditionner l’atteinte rapide des objectifs de développement durable(ODD). Lesquels sont synonymes de bien-être des populations en Afrique.

Le constat souligne l’impératif qui est de disposer régulièrement des statistiques économiques de bonne qualité, conformes aux normes internationales. En connaissance de cause, le Commissariat au Plan, chargé des Statistiques, par l’entremise de la Direction de la Statistique et des Etudes Démographiques, s’est engagé en 2015 dans un processus de renforcement dynamique de la production des comptes nationaux. Pour ce faire, il a fallu solliciter l’expertise de l’Observatoire économique et statistique d’Afrique Subsaharienne. L’AFRISTAT de son acronyme anglais a répondu positivement à l’appel de la partie djiboutienne grâce au soutien financier de la Banque africaine de développement(BAD) et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Dans ce cadre, le Commissariat au Plan a du relever plusieurs défis. Citons notamment la formation d’une équipe de comptables nationaux au sein de la DISED, la mise en place d’un dispositif performant et permanent de collecte des données, l’installation d’un système informatique de traitement des données et d’élaboration des comptes nationaux, la mise en œuvre du système de comptabilité nationale de 2008 en intégrant de nouvelles nomenclatures d’activités et de produits suivant les recommandations d’organisations internationales, et la définition d’une nouvelle année de base. Le tout a nécessité l’utilisation de l’ERETES, un outil d’aide dans l’élaboration des comptes nationaux.