Infrastructures

Le sommet de Nairobi
2012-03-18 La Nation, n° 56

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Les objectifs majeurs des pays de la Corne d’Afrique visent une accélération de la croissance et la réduction de la pauvreté. Cela passe par un développement des infrastructures. Autant de questions ont été au centre des débats entre les intervenants du récent sommet de Nairobi sur les infrastructures.

Conduite par le ministre de l'Equipement et des Transports, M. Mohamed Ibrahim Moussa, une délégation nationale s'est rendue du lundi 12 au mardi 13 mars derniers à Nairobi au Kenya afin de participer au sommet sur les infrastructures pour la Corne de l'Afrique organisée par l'I.G.A.D.

La mission djiboutienne comprenait notamment le ministre délégué au Budget, M. Amareh Ali Saïd, le président de l'Autorité des Ports et des Zones Franches, M Aboubaker Omar Hadi , le secrétaire général du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, M Mohamed Ali Hassan, le directeur en charge des financement extérieurs du Ministère de l’Economie et des Finances, M Almis Mohamed Abdillahi, et des hauts cadres issus des rangs respectifs des ports de Djibouti et de Doraleh, des ministères sectoriels de l'énergie et de l'eau et des Télécommunication.

La délégation a été accueillie et accompagnée durant les travaux par l’ambassadrice de Djibouti à Nairobi, Mme Mariam Goumaneh. Cette mission a permis aux ministres du gouvernement djiboutien de rencontrer leurs homologues des pays de la région IGAD ainsi que les Partenaires techniques et financiers.

Idem, les autres membres de la délégation nationale ont pu présenter les besoins de Djibouti en infrastructures.

Telle une l’excellent exposé du président de l’autorité des ports et des zones franches, M. Aboubaker Omar Hadi, qui portait sur les perspectives de développement en matière d'infrastructure avec des prévisions sur le moyen terme qui montrent un financement de 4,4 milliards de FDJ sur trois ans avec un gap de financement de 15%.

Le défi majeur du développement vise une accélération de la croissance et la réduction de la pauvreté et cela passe par un développement des infrastructures. Un réseau d’infrastructures pour les usagers est un facteur décisif de l’amélioration de la communication entre les producteurs et les consommateurs, entre les exportateurs et les importateurs, et constitue un déterminant essentiel des échanges sur les marchés internationaux en permettant la livraison des biens et services en temps et en toute sécurité et en permettant de renforcer la compétitivité des entreprises.

Le développement des infrastructures régionales a pour avantage essentiel de rendre possible la constitution de grands marchés concurrentiels, se substituant à la situation actuelle, caractérisée par des marchés petits, cloisonnés et peu efficaces, la baisse des coûts des facteurs, la connectivité des économies et la création des emplois et in fine la réduction des conflits, le développement économique et la réduction de la pauvreté.

Pour relever ces défis, l’IGAD, avec le soutien de l’Union Européenne et de la BAD a organisé du 12 au 13 mars 2012 à Nairobi une conférence des bailleurs des fonds et des représentants des Etats de la région.

Il s’agissait de créer un cadre idéal pour que la région puisse présenter ses projets prioritaires en matière d’infrastructures régionales dans le domaine du transport, de l’Eau et de l’Energie à la communauté internationale des bailleurs des fonds.

La délégation djiboutienne a pu, outre les projets aéroportuaires nationaux, présenter huit projets régionaux prioritaires dans les secteurs de l'énergie (parc éolien au Goubet, doublement de la ligne d'interconnexion), de l'eau (étude de faisabilité du lac AFAMBO) et des transports (chemin de fer Tadjourah - Mekele et Djibouti - Addis - Abeba, la route Djibouti - Loyada- Zeila - Berbera, Djibouti - Galafi -Addis et le corridor Obock Doumeirah etc...).

La conférence a également mis en lumière la nécessité pour les pays de la région de voir le développement des infrastructures de manière complémentaire et non pas conflictuel, voire en compétition.

Le développement des infrastructures vise une intégration des économies et seveut complémentaires et non pas comme sources de conflit ou de divisions.

Bref, l’élévation du degré de coopération et d'intégration est donc primordiale pour les pays de la région afin de rattraper leurs retards en matière de télécommunications, d’énergie et de commerce régional.