Avis d'Appel d'Offres National

Djibouti/Union Européenne

Une approche intégrée de l’aide au développement
2012-04-02 La Nation n°67

Djib-ue

La coopération de l’Union Européenne a radicalement changé depuis novembre 2010 à Djibouti. En mieux au regard de l’approche intégrée des projets de développement durable sur financements européens qui se veut en phase avec les priorités nationales dans les domaines de l’eau, l’énergie et la securité alimentaire.

Une délégation de l’Union Européenne a eu mercredi dernier une réunion de travail avec quatre membres du gouvernement djiboutien au cabinet du Ministère de l’Economie et des Finances. Citons en l’occurrence le ministre de l’Economie et des Finances, M Ilyas Moussa Dawaleh, le ministre de l’Intérieur, M Hassan Darar Houffanneh, le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, M Nabil Mohamed Ahmed, et le ministre de l’Energie et de l’Eau, M Fouad Ahmed Ayé.

La rencontre a été ponctuée d’un exposé du directeur en charge du financement extérieur du MEFIP, M Almis Mohamed Abdillahi, sur l’aide au développement de l’UE à Djibouti. Diverses leçons en sont à tirer.

D’abord, les investissements de l’ordre de 51 millions d’euros que l’Union Européenne a consentis au profit de Djibouti ces cinq dernières années dans le cadre du 9ème et 10ème fonds européen de développement(FED). Concrètement, les secteurs de l’eau, de l’assainissement et des infrastructures ont concentré les décaissements du 9ème FED.

Alors que les secteurs de concentration du 10ème FED ont été l’énergie et l’eau. Ensuite, les mécanismes de financements de l’UE sont sous forme de subventions et de dons octroyés par le fonds européen de développement ou de lignes de crédits du budget de l’UE.

Et la mobilisation des financements se fait à travers les fonds aussi globaux et régionaux que nationaux et les partenaires techniques qui sont le système des nations unies, la banque mondiale, l’agence française de développement pour ne citer que ceux-là. Autre info de taille : la coopération de l’Union Européenne a radicalement changé depuis novembre 2010. En mieux au bénéfice de Djibouti, faut-il ajouter.

En témoignent le renforcement du personnel et de l’expertise, la mobilisation de nouvelles sources de financement auprès des fonds globaux et régionaux, l’impulsion d’une dynamique de développement au moyen d’une approche intégrée des projets en phase avec les priorités nationales dans les domaines de l’eau, l’énergie et la securité alimentaire.

Le cours des choses s’est accéléré suite au séjour djiboutien du commissaire européen au développement, M Andris Pielbags, qui remonte au mois de juillet 2011.

Une visite de travail qui est suivie d’une rencontre entre le commissaire européen et le ministre de l’Economie et des Finances, M Ilyas Moussa Dawaleh, à la tête d’une mission djiboutienne à Bruxelles en Belgique. Résultat : Djibouti figure aujourd’hui au plus haut niveau sur l’agenda du développement de l’UE.

Avec comme corollaires un renforcement de la coopération et une efficacité accrue de l’aide au développement qui supposent un dialogue plus structuré et approfondi entre les parties prenantes et une amélioration de la coordination avec les autres bailleurs et partenaires techniques et financiers.

Toujours est-il que la coopération de l’UE va s’articuler autour de plusieurs axes en 2012.

Tels l’intégration régionale avec l’IGAD comme plateforme de coordination et supervision des politiques régionales communes, la contractualisation de montants exceptionnels et la pérennité des projets qui devraient aller de pair avec une clarification des stratégies et schémas directeurs des principaux récipiendaires EDD, ONEAD, OVD des financements européens selon le directeur du financement extérieur du MEFIP, Almis Mohamed Abdillahi.

En outre, le haut fonctionnaire a relevé une haute synergie entre la République de Djibouti et l’Union Européenne dans les domaines de l’eau et de l’énergie.

Cet acteur et observateur avisé a enfin établi une corrélation entre l’augmentation des capacités d’absorption nationales et l’octroi des subventions plus conséquentes du prochain ou 11ème fonds européen de développement(FED). A raison d’ailleurs.