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Crise

L'Espagne fait trembler la Bourse
2012-04-10 L'Expansion

Lisbon

Les marchés d'actions piquent du nez en Europe. La situation économique et budgétaire de l'Espagne inquiète les investisseurs. La Bourse de Paris, comme celle des autres pays européens, a terminé en forte baisse mardi (-3,08%), pénalisée principalement par les craintes des investisseurs quant à la situation économique de l'Espagne dont les taux d'emprunt s'envolent sur le marché. Le CAC 40 a perdu 102,21 points à 3.217,60 points . Il retombe au plus bas depuis le 13 janvier (3.196, 49 points). Le marché des actions a également enregistré un net recul à Francfort (-2,5%) et Londres (-2,2%).

Le marché parisien, qui rouvrait ses portes après un week-end pascal de quatre jours, a débuté la séance en nette baisse, avant de creuser ses pertes dans l'après-midi dans le sillage du recul de Wall Street et alors que les taux obligataires espagnols grimpaient. Les investisseurs ont été encore une fois surtout préoccupés par la situation en Espagne qui tente de réduire son déficit malgré une entrée en récession de son économie.

Les taux à 10 ans du pays se tendaient nettement, très proche des 6%, un niveau difficilement tenable sur la durée tant le coût des emprunts devient prohibitif. "C'est un cercle vicieux. Plus les taux vont augmenter, plus il sera difficile de faire baisser le déficit", rappelle Renaud Murail, gérant chez Barclays Bourse. Le marché parisien avait souffert en début de séance des chiffres sur l'emploi américain en mars, publiés vendredi et moins bons que prévu, notamment concernant les embauches. "Cela ne remet pas en cause le fait que l'économie américaine va mieux mais ce chiffre crée de l'incertitude supplémentaire dans un marché qui s'interroge sur l'Europe", souligne M. Murail.

Parmi les valeurs, les bancaires ont été pénalisées par les craintes sur l'Espagne, à l'image de BNP Paribas (-5,72% à 31,00 euros) et Société Générale (-6,21% à 18,97 euros). Les titres cycliques, les plus dépendants de la conjoncture, ont fait les frais des interrogations sur la croissance, comme Renault (-5,83% à 35,76 euros) et Alcatel-Lucent (-6,54% à 1,53 euro).