Djibouti - BAD

Une mission djiboutienne participe à l’assemblée générale annuelle de la BAD
2012-06-04 ADI

Conduite par le ministre délégué au Commerce, Abdi Ilmi Achkir, une délégation nationale a participé aux travaux de l’assemblée générale annuelle de la Banque africaine de développement qui se sont tenus du mardi 28 mai au vendredi 01 Juin 2012 à Arusha, en Tanzanie.

La mission djiboutienne comprenait, outre le ministre, trois hauts fonctionnaires du Ministère de l’Economie et des Finances. Citons notamment le directeur du financement extérieur, Almis Mohamed Abdillahi, la directrice juridique, Fatouma Moussa Ahmed, et le conseiller technique Samir Aden Cheikh.

"Une nouvelle ère est en train de s‘ouvrir pour l’Afrique à condition que nous puissions prendre les bonnes décisions", a déclaré Donald Kaberuka, président de la Banque africaine de développement (BAD), lors de l’ouverture des assises Annuelles de l’institution qui a eu lieu jeudi 31 mai dernier à Arusha en présence du chef d’Etat de la Tanzanie, Jakaya Kikwete, de celui de la Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, et de hauts responsables d’institutions internationales.

Le thème retenu cette année était : "L'Afrique et le nouveau paysage mondial : défis et opportunités". Cette thématique a donné aux délégations participantes l’occasion de se pencher sur l’évolution du rôle de l’Afrique dans le monde au moment où ses économies continuent d’enregistrer des taux de croissance plus rapides que le reste du monde.

Les intervenants ont aussi débattu du rôle de la BAD dans la promotion de cette croissance et de ce développement, par ses projets, ses interventions et ses investissements à travers le continent.

La mission djiboutienne a eu une série d'entretiens avec des hautes personnalités africaines en marge des réunions de travail. Le ministre délégué au Commerce, M. Abdi Ilmi Achkir, et les membres de sa délégation ont été reçus par le président de la BAD, M. Donald Kaberuka.

Les discussions ont été axées sur le partenariat entre la République de Djibouti et la Banque africaine. Il en ressort une convergence de vues autour du nécessaire soutien de la BAD en faveur de la pérennisation de la dynamique de développement en cours à Djibouti.

Au cours de cette rencontre, le ministre délégué au Commerce a fait un point de la situation sur la situation économique et financière prévalant en République de Djibouti.

A ce titre, il a évoqué les résultants concluants de la 6ème revue du programme de la facilité élargie de crédit avec le FMI. Il a également mentionné le contexte régional et le soutien des autorités envers la Somalie ainsi que l'excellent partenariat avec l’Ethiopie.

Il a invité la Banque Africaine de Développement à appuyer les efforts de Djibouti pour une meilleure intégration régionale en finançant les projets d'infrastructure régionaux.

Aussi, la délégation nationale rencontré le Secrétaire Exécutif de la CEA, Abdoulie Janeh. L'appui de l'organisation onusienne à notre pays a été au centre des discussions, notamment dans la préparation de l’étude prospective intitulée "Djibouti Vision 2035".

Le ministre délégué au Commerce a également demandé le soutien de la CEA en vue d’un renforcement des capacités des institutions publiques djiboutiennes. Il a par ailleurs invité la CEA à accompagner les efforts de Djibouti visant le développement des énergies renouvelables dans le cadre du prochain sommet Rio + 20 dont le thème est “Une économie verte dans le contexte du développement durable".

En effet, Djibouti ambitionne de devenir "un pays producteur et consommateur d’énergie verte" à l'horizon 2020 avec la réalisation et la montée en puissance de l'interconnexion électrique djibouto-éthiopienne, le développement de la géothermie et le projet éolien du Ghoubet.

Un climat d’investissement sain est essentiel à une croissance économique durable, à la création d’emplois et à la réduction de la pauvreté sur tout le continent. Ce sujet a été au centre des discussions avec Le Fonds pour le climat d’investissement en Afrique (ICF).

Cette organisation, unique en son genre sur le continent, aidera notre pays à améliorer le climat d’investissement en supprimant les obstacles au développement des affaires.

La mise en place d'une Facilité africaine de soutien juridique (ALSF) arrive en temps opportun et répond à une demande de plus en plus croissante des pays du continent. L'objet de la facilité est d'aider les pays dans le cadre des négociations afin de lutter contre les contrats léonins et d'éviter des accords mal négociés et déséquilibrés qui placent ces pays dans des situations fortement désavantageuses.

Djibouti est membre du Conseil d'administration de la Facilité africaine de soutien juridique pour trois ans et représente l'Afrique de l'Est. Il est composé à ce jour de onze membres.

Il s’agit du Burkina Faso, du RD Congo, de Madagascar, de Djibouti, du Maroc, de la Belgique, du Brésil, du Royaume-Uni, des Pays-Bas, de la BAD et de l’Union africaine.