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Le FMI achève la 6ème revue de l’accord FEC en faveur de Djibouti et approuve un décaissement de 9,5 millions de dollars US
2012-05-27 ADI

Le Conseil d’administration du Fonds Monétaire International (FMI) a approuvé mercredi à Washington la 6ème revue du programme de Facilité Elargie pour le Crédit (FEC) conclu en septembre 2008 avec la République de Djibouti.

Cette sixième et dernière revue du Programme vient boucler avec succès les efforts et performances macroéconomiques enregistrées ces trois dernières années aussi bien en termes de maintien des équilibres budgétaires que de réformes structurelles permettant de maintenir et de consolider la croissance économique.

Portant sur les résultats enregistrés au 31 décembre 2011, la dernière Revue a été l’occasion pour le FMI de se féliciter des efforts accomplis et de la gestion prudente dans les finances publiques malgré une conjoncture économique internationale et un contexte régional peu favorable.

L’approbation de cette 6ème Revue va donner lieu à un décaissement de l’ordre de 6,246 DTS, soit l’équivalent de 9,5 millions de dollars américains, et vient couronner un programme de trois années (2008-2012) de réformes et de consolidation des finances publiques.

Le 7 janvier 2011, l'accord FEC a été prolongé de 9 mois. Le Conseil exécutif de l’institution financière internationale a ensuite approuvé une augmentation du financement en vertu de l'arrangement FEC ECF de 9.540.000 DTS, soit l’équivalent de 14,5 millions de dollars américains ou 60% du quota) au début de février 2012.

Après les débats entre les membres du Conseil d'administration du FMI, Mme Nemat Shafik, directrice générale adjointe et présidente par intérim, a fait la déclaration suivante :

"Depuis 2011, Djibouti a été durement touchée par des défis externes, y compris la flambée des prix des matières premières et de la sécheresse dans la Corne de l'Afrique, qui ont affecté en particulier les ménages les plus pauvres.

"En conséquence, la hausse des importations, en particulier de la nourriture et du carburant, ont augmenté le déficit du compte courant et les besoins de financement extérieur, et ont mis la pression sur l'espace budgétaire par le biais des recettes fiscales plus faibles et des subventions plus élevés du carburant. Néanmoins, l'économie a progressé à un bon rythme en 2011, grâce à la reprise des activités de transbordement et le commerce de transit vers l'Ethiopie.

"L'activité économique devrait rester forte en 2012, soutenue par l'activité portuaire, le commerce avec l'Ethiopie, la construction et l'investissement direct étranger. Toutefois, la croissance reste concentrée dans le port et la zone de libre-échange, et le chômage et la pauvreté restent des défis majeurs.

"Le programme soutenu par la Facilité élargie de crédit du FMI, qui a commencé en 2008, touche à sa fin. Malgré un record de mise en œuvre mixte, le programme a aidé Djibouti à maintenir la stabilité macroéconomique dans une période qui a vu une transformation de l'économie.

"Quand on regarde le flux massif d'investissements directs étrangers, l’élargissement de l'activité portuaire, l’envol du commerce de transit vers l'Ethiopie, le système bancaire en plein essor. Et le pays a joué un rôle géopolitique de plus en plus important.

"Le programme a également contribué aux progrès de Djibouti vers la réforme économique, la création d'emplois et la réduction de la pauvreté. La compétitivité de l'économie s’en trouve renforcé grâce au moindre coût des réformes structurelles et à une amélioration du climat commercial. Mais il reste beaucoup à faire dans ce domaine pour soutenir le développement du secteur privé".

Rappelons que la facilité élargie de crédit (FEC), qui a remplacé la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance (FRPC) comme principal outil dont dispose le FMI pour apporter un soutien financier à moyen terme aux pays à faible revenu, est caractérisée par des plafonds d'accès plus élevés, des conditions de financement plus concessionnelles, une plus grande souplesse dans la conception des programmes qu'elle appuie, et une conditionnalité à la fois plus simple et mieux ciblée.

Le taux d’intérêt des financements accordés au titre de la FEC est de 0 %, avec un différé d’amortissement de cinq ans et demi et une échéance maximale de dix ans. Le FMI revoit tous les deux ans les taux d’intérêt de toutes les facilités concessionnelles.