Iran/Petrol

Les pétroliers iraniens obligés de jouer à cache-cache
2012-05-15 Les Echos

L'Iran qui a de plus en plus de mal à trouver des acheteurs pour son pétrole en raison du durcissement des sanctions internationales à son égard, doit jouer sur les mers à un jeu de cache-cache. D'après le « Washington Post », depuis plus d'un mois, des supertankers iraniens - un quart environ de la flotte pétrolière de l'Iran -éteignent leur système de traçabilité par satellite. Ce qui est contraire au droit de la mer, mais qui leur permet d'éviter la surveillance des puissances occidentales qui appliquent des sanctions. Ce petit jeu n'est pas très efficace, car les satellites espions américains et autres moyens parviennent à les détecter. Mais, d'après le quotidien, il est la preuve que les sanctions commencent à porter leurs fruits, alors que les puissances occidentales et Téhéran se préparent à des discussions le 23 mai à Bagdad. Dans leur navigation de port à port, les tankers iraniens tentent de trouver d'éventuels acheteurs de leurs cargaisons. L'Iran est de plus en plus dépendante de sa propre flotte pétrolière (39 tankers dont 25 pétroliers géants), car les autres transporteurs, sous la menace de sanctions, acceptent de moins en moins de prendre des cargaisons iraniennes. En 2011, Det Norske Veritas puis Lloyd's Register récemment ont décidé de ne plus certifier les navires iraniens. Mais apparemment la production iranienne reste « relativement élevée » à 3,3 millions de barils, ce qui oblige le stockage sur des navires en mer et des facilités au sol.